|
Pourquoi le Stade de Reims pétille-t-il autant ?... |
1
Pourquoi le Stade de Reims pétille-t-il autant ?
Ligue 2. Leader surprise de ce championnat, Reims s'annonce comme un adversaire coriace pour le Sco. Mais si les Rémois sont en tête, ce n'est pas le fruit du hasard.
Une préparation de qualité
Reims a été le 21 juin l'une des premières équipes à reprendre l'entraînement. « Vu notre calendrier de début de saison, il fallait que l'on soit prêt tout de suite », précise Hubert Fournier, l'entraîneur rémois. Après un stage à Carnac (Côtes-d'Armor) « très intense au niveau athlétique » dixit Olivier Guégan, l'adjoint d'Hubert Fournier, Reims a ensuite disputé quatre matches amicaux, battant Vannes (2-1), s'inclinant contre Auxerre (2-0), rivalisant avec Amiens (0-0) mais dominant Lille, champion de France de Ligue 1 (1-0). « On voulait jouer des L1 parce qu'avant de jouer Lens, Monaco et Arles, il fallait se confronter à des équipes de leur niveau », explique l'entraîneur stadiste.
Un calendrier favorable
Affronter d'entrée Lens, Monaco et Arles aurait dû plonger Reims dans les profondeurs du classement. « Quand on voyait l'effectif de ces trois équipes, on pouvait se faire du souci, note Hubert Fournier. Ce sont des équipes complètes dans toutes les lignes avec une profondeur de banc que l'on n'a pas. » Mais les trois relégués de Ligue 1, qui ont connu de nombreux bouleversements cet été (11 arrivées à Arles, 8 à Lens et à Monaco), sont encore en rodage. Ils connaissent même de grosses difficultés à lancer leur saison. C'était à prévoir et Reims a su en profiter. « Après coup, on peut toujours se dire qu'il fallait mieux jouer ces matches là en début de saison qu'en avril, mais c'est sans doute parce qu'ont les a gagnés. » Mais quand ces équipes se réveilleront, Reims sera bien content de ne pas avoir à les affronter de sitôt.
Un recrutement intelligent
Avant de recruter, Reims a d'abord été pillé. Prêté par Caen, Julien Toudic (33 matches, 16 buts la saison passée) a rejoint Lens, Vincent Gragnic (15 matches, 3 buts, 6 passes décisives) a signé à Sedan, Thomas Gamiette (32 matches) à Tours tandis que Grzegorz Krychowiak (35 matches) est retourné à Bordeaux. « On perd cinq joueurs sur un effectif de 23 donc, ça va, on n'a quand même pas perdu la moitié de l'effectif, tempère Hubert Fournier. Mais c'était des joueurs importants. » Des éléments qui ont rapidement été remplacés. Arrivé sur le tard, Bocundji Ca est déjà un cadre de l'équipe. Kamel Ghilas (2 buts en 2 matches) a déjà apporté son sens du but, le Marocain Khalid Sekkat, sa rigueur défensive. Quant à Fortes, Talacafred ou Fauré, ils sont restés fidèles à Reims.
Un état d'esprit exemplaire
Malgré un début de saison en fanfare, les Rémois ne s'enflamment pas. « On n'avait pas prévu d'être leader après quatre journées, note l'entraîneur. On est bien sûr heureux d'être en tête mais on apprécie surtout d'avoir déjà 12 points. » Mais alors jusqu'ou les joueurs de Champagne-Ardenne peuvent-ils aller ? « Nos victoires ont été probantes sur le plan du jeu mais c'est très fragile, poursuite Fournier. Il faut être humble et se dire que si on se relâche un tout petit peu, on redeviendra une équipe normale. L'objectif c'est le maintien. On n'est pas encore à l'abri d'une saison galère. »
Guillaume LEROUX.
Ouest-France