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Pourquoi Couzé’O ? Pourquoi le Sicab ?... |
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Yves Meignen est le président du Sicab. © Ouest-France
Yves Meignen, le président du Syndicat intercommunal du centre aquatique de Beaucouzé (Sicab), explique pourquoi le Sicab a été créé et la bonne santé de Couzé’O.
En 2015, le besoin d’un centre aquatique assorti d’un espace bien-être s’est fait sentir sur le territoire. Il répondait aux attentes de la population de disposer de places en piscine pour l’apprentissage de la natation. « Il fait partie du socle commun de compétences de l’école primaire », indique Yves Meignen, président du Syndicat intercommunal du centre aquatique de Beaucouzé (Maine-et-Loire).
Pour quelles raisons le Sicab a-t-il été créé ?
Un centre aquatique est structurellement déficitaire, les entrées ne représentant qu’environ 50 % du coût de fonctionnement. Un syndicat intercommunal permettait de mutualiser ce coût avec les communes voisines à partir d’un montage judicieux consistant à fixer un montant forfaitaire par habitant pour les cinq communes participantes, la commune de Beaucouzé assurant l’ajustement.
Cette mutualisation permettait également de bénéficier d’une subvention de 1,8 million de la Région et d’Angers Loire métropole dans le cadre des contrats métropolitains, pour un investissement de neuf millions d’euros financé par la commune de Beaucouzé.
Pourquoi une délégation de service public (DSP) ?
La commune ne disposant pas des compétences nécessaires à la gestion d’un centre aquatique, comme dans le cas de 70 % des communes, il a été décidé de recourir à une délégation à un gestionnaire privé.
Comment se sont déroulées ces dix années d’existence de Couzé’O ?
Nous avons connu des années difficiles, notamment à la création avec quelques réticences de la préfecture pour constituer le syndicat intercommunal à vocation unique.
Ensuite, des difficultés pour la récupération de la TVA sur l’investissement compte tenu du montage juridique. Pendant le fonctionnement, le Covid a entraîné des fermetures faisant chuter de manière importante les entrées, puis la crise de l’énergie a induit une augmentation du coût de fonctionnement et des tarifs indexés.
Enfin, un certain nombre de malfaçons ont entraîné un contentieux actuellement en cours auprès du tribunal administratif.
Et aujourd’hui, Couzé’O tourne bien ?
Parfaitement bien. Nous notons une fréquentation en hausse avec plus de 134 000 entrées en 2024, record battu. Quant au taux de satisfaction, il atteint une moyenne de 98 % depuis l’ouverture.