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Pour Tambouret, « le Sco n'a pas changé »... |
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Sébastien Tambouret n'a pas oublié ses racines angevines
© Ouest-France.
Zoom. Ex-défenseur central d'Angers Sco, désormais coach des U19 de l'AJ Auxerre, Sébastien Tambouret a retrouvé ses terres d'adoption, ce week-end, à l'occasion du tournoi Carisport.
Bien qu'incognito ou presque, il s'est senti chez lui. Les mauvaises langues diront que dans le « hall of fame » d'Angers Sco, Sébastien Tambouret occupe une place toute relative. Ça n'est pas faux. En revanche, rares, peut-être, sont les ex-scoïstes à avoir conservé autant d'attaches sentimentales en Anjou. Le week-end dernier, le tournoi Carisport a ressuscité le passé angevin de l'actuel coach des U19 de l'AJ Auxerre. Et encore, ressuscité est un bien grand mot. « Le Sco, c'est assez éloigné dans mon passé, mais c'est aussi très proche dans mon esprit. Et puis, ma femme est d'ici », confie l'ancien défenseur central. Ce passé, il ne l'a donc pas oublié.
Un passé qui, pourtant, ne se fend pas que de gloire et de fastes saisons. « Oh que non », appuie celui qui poussa sa carrière pro jusqu'à Boulogne, en 2006. Une descente en Nationale au printemps 1996, une remontée illico en D2, suivi d'un sauvetage in extremis : pour démarrer une carrière, on pouvait rêver mieux. « Mais le Sco aura été mon premier club pro. Forcément, ça restera à vie. C'est le club qui m'a lancé et ça, c'est le plus grand des respects. Je suis resté très proche d'Angers et du 4-9. »
« La réussite ne vient pas d'elle-même »
L'ancien scoïste parle « djeun's ». Disons qu'il se met au niveau. Voilà deux ans qu'il drive la jeune garde auxerroise. Après le « crash de Sedan », où il façonnait là aussi du minot (de 2010 à 2013), « l'opportunité s'est présentée. J'ai profité de mes années de joueur et des nombreux temps libres de la vie d'un pro. J'ai eu des entraîneurs intéressants, qui m'ont donné la fibre. Sedan a été tremplin. » La réussite n'a pas tardé (une finale de Gambardella en 2013, un quart de finale l'an passé). Il y a d'ailleurs une certaine curiosité à constater que les Ulrich Ramé, Laurent Viaud, ou même Stéphane Moulin, tous Angevins au virage des années 1990, ont pris leur quartier sur un banc une fois les crampons raccrochés. Hasard? « Je n'y crois pas beaucoup », répond Tambouret.
Même de loin, le formateur de l'AJA a « adoré » l'ascension angevine vers la L1. Tout comme l'entame de saison de son ancienne pouponnière, à défaut de celle de l'AJA. « Il y aura des moins bons moments, promet-il au Sco. Le principe est de garder le cap et de rester soi-même. Mais j'ai l'impression que le Sco n'a pas changé. Si des hommes sont arrivés, la philosophie est la même. C'est celle du travail et de l'humilité. Un travail de longue haleine, mais mené de main de maître, avec des personnes responsables. La réussite ne vient pas d'elle-même. » Tambouret, lui, entend encore construire la sienne. Avec Angers au coeur et le Sco dans le sang.