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Para-badminton. Charles Noakes, l’ambassadeur des championnats de France aux Ponts-de-Cé... |
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Charles Noakes a remporté son sixième titre de champion de France © Ouest-France
Du 23 au 25 janvier, le champion paralympique de badminton Charles Noakes était présent aux Ponts-de-Cé (Maine-et-Loire), à l’occasion des championnats de France. Un rendez-vous important pour l’image de son sport, dont il est le nouvel ambassadeur.
Champion paralympique en 2024, Charles Noakes a décroché son sixième titre national, sans surprise, ce dimanche 25 janvier, aux Ponts-de-Cé. Au-delà de l’aspect sportif, le badiste de Saint-Herblain voit surtout son nouveau statut comme une occasion de promouvoir son sport. Entretien.
Pourquoi était-ce si important pour vous de jouer ces championnats de France ?
Déjà , ce sont toujours des moments conviviaux. Comme je le dis souvent, le para est une grande famille. Tout le monde est respectueux, et c’est ça qui fait notre force aujourd’hui. Il y a une vraie union, une complicité. Et puis c’est mon rôle d’ambassadeur d’être présent. C’est important de mener des actions comme les championnats de France, pour montrer une belle image, donner envie aux gens de venir nous voir. Et de se dire que même le handisport, c’est beau à regarder.
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Ce rôle d’ambassadeur vous permet-il d’attirer le public ?
Oui, c’est une façon de mettre en avant notre sport, car l’on sait que le handisport n’est pas super médiatisé. Le badminton valide l’est davantage, notamment sur la chaîne L’Équipe. Même sur les réseaux sociaux, beaucoup de médias mettent les résultats des grandes compétitions. De mon côté, j’ai été suivi pour un reportage pendant ces championnats de France.
Que change ce suivi médiatique pour vous ?
C’est une façon d’attirer des potentiels sponsors. Aujourd’hui, il y a des baisses budgétaires. Donc grâce à notre image et notre réseau, on arrive à attirer des mécènes. Personnellement, mes partenaires ne se sont pas retirés après les Jeux, mais ça a été le cas pour les trois quarts des athlètes. Maintenant, on repart sur une nouvelle paralympiade pour Los Angeles. Mais ce sont des projets très coûteux, il faut compter environ 40 000 € pour construire un projet paralympique. Et il n’y a pas que ça dans la vie : il faut payer la facture d’électricité, la voiture… Donc je dirais que si tout le monde s’unit, on pourrait arriver à de belles choses, attirer des beaux mécènes pour mettre en avant notre sport.