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OL. Encadrement de la masse salariale, indemnités de mutation… Quelles conséquences pour l’OL ?... |
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Michele Kang et Michael Gerlinger en conférence de presse, quelques heures après le maintien de l’OL en Ligue 1 prononcé par la DNCG. © Olivier Chassignole / AFP
Fraîchement maintenu en Ligue 1 par la DNCG, mercredi 9 juillet, l’Olympique Lyonnais va entrer dans une nouvelle ère. Limitation de la masse salariale et des indemnités de transferts, ce mercato va être le début d’une transformation au sein de l’OL, un immense défi.
Les supporters lyonnais vont pouvoir passer l’été plus sereinement et surtout reprendre la saison en Ligue 1. Depuis plusieurs mois, les dirigeants lyonnais se sont toujours voulu rassurants dans leurs propos sur l’avenir du club alors que l’état des finances du club lyonnais était en grande difficulté. Un changement de dirigeants, dont le président, où John Textor a gentiment été mis à la porte au profit de Michele Kang, a permis à l’Olympique Lyonnais de rester dans l’élite du football français en appel auprès de la DNCG.
Un soulagement teinté de compromis qui plonge l’OL dans une nouvelle ère, avec un encadrement de la masse salariale et des indemnités de mutations. « Ce n’est pas un plan d’austérité mais de discipline financière », a tempéré Michael Gerlinger, le directeur général lors d’une conférence de presse, quelques heures après cette décision favorable.
Même s’il se veut rassurant, ces mesures auront forcément des conséquences sur les futures saisons. À commencer par l’encadrement de la masse salariale. Cette dernière devrait se situer autour de 60 millions d’euros, alors qu’il y a deux ans, elle s’élevait a presque 160 millions d’euros.
Surveillance maximale des finances de l’OL
Si certains salaires importants comme Alexandre Lacazette ou Nicolás Tagliafico ont déjà quitté le club, la braderie au sein de l’équipe devrait se poursuivre tout l’été. Le club a déjà listé les nombreux joueurs qu’il voudrait voir partir, souvent des joueurs de rotations au sein de l’effectif lyonnais. Titulaires réguliers sous Paulo Fonseca, Lucas Perri et Malick Fofana sont deux joueurs ayant une forte valeur marchande et leur départ pourrait satisfaire le gendarme financier du football français, en attente d’actes après les discours entendus, mercredi 9 juillet.
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Si l’OL va devoir tirer un bon prix de chacune de ses ventes, la cellule de recrutement va devoir faire preuve d’ingéniosité pour attirer de nouvelles recrues. Bien que le montant du budget alloué pour les transferts ne soit pas connu, il est possible qu’il dépende des ventes réalisées.
Quoi qu’il en soit, chaque arrivée devra être validée financièrement par la DNCG avant d’être homologué par la FFF afin de s’assurer qu’il n’y ait pas d’impact négatif sur les comptes rhodaniens. De plus, pour rester dans les clous, chaque nouveau salaire ne pourra dépasser les 200 000 euros d’après le journal L’Équipe.
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Un véritable casse-tête pour les dirigeants de l’Olympique Lyonnais qui devront présenter une équipe compétitive dès le 17 août 2025 pour le déplacement à Lens et également pour l’Europa Ligue qui représentera une source non négligeable de revenus. Après les nombreuses dépenses lors de l’été 2024, où presque 150 millions d’euros avaient été déboursés, ce mercato estival est le premier d’une longue période de transition. Avec un seul objectif, redresser le club financièrement tout en restant compétitif sportivement, autant dire que l’activité dans les bureaux du Parc OL devrait être mouvementée.