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Mondial 2014 : Si vous avez manqué les quarts de finale : le rattrapage... |
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Le Brésil est qualifié pour le dernier carré. © Reuters
Deux équipes sud-américaines et deux formations européennes composent le dernier carré du Mondial brésilien. Retour sur les quarts de finale.
Après le record battu du nombre de buts inscrits en phase de poules (136 réalisations), les matches à élimination directe ont été nettement moins riches. La faute à l'enjeu qui rend prudent les sélectionneurs dans le système de jeu à adopter. Si les huitièmes n'ont vu que 18 buts inscrits (2,25 buts par match), les quarts de finale ont fait descendre cette statistique : 5 petites réalisations pour une moyenne d'1,25 but par match.
Des quarts de finale qui n'ont révélé aucune grosse surprise, les favoris ayant assumé plus ou moins facilement leur statut.
Brésil – Colombie : 2-1

LE BILAN. Comme depuis le début de la compétition, le Brésil ne brille pas mais gagne toujours. Pourtant, la première période a montré le meilleur visage de la Seleçao depuis le début du Mondial. Conquérants, les Auriverde ont marqué sur coups de pied arrêtés grâce aux deux défenseurs centraux, Thiago Silva et David Luiz (6', 69').Mais face à des Colombiens supérieurs techniquement, le Brésil a concédé un penalty transformé par James Rodriguez (78').

LE FAIT DU MATCH. Si le Brésil continue sa route, Neymar voit son Mondial se terminer. L'attaquant vedette de la Seleçao est victime d'une fracture de la troisième vertèbre lombaire. Le meilleur des Brésiliens depuis le début du Mondial, auteur de 4 buts, laisse tout un pays orphelin. Le Brésil devra également affronter les Allemands sans Thiago Silva. Le capitaine sera suspendu en demi-finale.

LA CONFIRMATION. James Rodriguez a épaté les observateurs du monde entier au Brésil. Face à l'Uruguay en huitième de finale, le Monégasque a qualifié à lui seul la Colombie (2-0). Un doublé dont un magnifique enchaînement contrôle poitrine-frappe a révélé le n°10 au visage d'enfant aux yeux du grand public. Un penalty transformé contre le Brésil et James Rodriguez, malgré l'élimination de la Colombie, est le meilleur buteur du Mondial avec six réalisations.

LE BILAN. Comme pour le Brésil, la maxime s'applique aussi à la Nationalmannschaft : « A la fin, c'est toujours l'Allemagne qui gagne ». L'équipe de France a buté pour la troisième fois de son histoire face à son voisin d'outre-Rhin en Coupe du monde après 1982 et 1986. L'Allemagne s'est révélée plus forte, plus mature, plus technique et plus physique que les hommes de Deschamps. Un petit but de Hummels a suffi aux coéquipiers de Lahm pour retrouver le dernier carré, tout comme en 2002, 2006 et 2010.

LE FAIT DU MATCH. Karim Benzema aurait pu redonner espoir à toute une nation à la 94e minute. Lancé sur le côté gauche, l'attaquant frappe mais perd son duel face à Manuel Neuer. La main droite du portier allemand est ferme et permet à l'Allemagne de garder son petit avantage. Buteur à trois reprises en phase de poules, l'ancien Lyonnais n'aura pas confirmer son bon début de tournoi face au Nigeria et contre l'Allemagne, laissant un sentiment mitigé.

LA CONFIRMATION. L'équipe de France a atteint l'objectif fixé par Noël Le Graët, le président de la FFF. Quart de finaliste, battu par plus fort qu'eux, les Bleus quittent le Brésil avec une image redorée auprès du public français. 17 millions de supporters étaient massés devant leur télévision pour suivre le match face à l'Allemagne. Un retour au pays qui a rassemblé des dizaines de supporters au Bourget.
Pays-Bas – Costa Rica : 0-0 (4-3 tab.)

LE BILAN. Les Pays-Bas n'ont plus qu'une marche à gravir pour retrouver la finale d'un Mondial, comme en 2010, 1978 et 1974. Opposés au Costa Rica, les Oranje étaient favoris mais Louis van Gaal avait flairé le piège. Le sélectionneur néerlandais a opté pour un 3-4-3 au lieu de son 3-5-2 habituel. Peu dérangés par les attaques costaricaines, les Pays-Bas ont buté sur un adversaire parfaitement organisé. Comme face au Mexique, ni Robben ni van Persie n'ont trouvé la clé... avant la séance, cruelle, des tirs au but.

LE FAIT DU MATCH. Louis van Gaal est un technicien gonflé... et inspiré. Avant la séance de tirs au but, le Batave a osé changer son portier. Exit Cillessen, bonjour Tim Krul, seulement troisième gardien de l'effectif et qui n'a arrêté que deux penalties sur 20 en Premier League ! Coaching gagnant, le gardien de Newcastle a stoppé deux tentatives costaricaines, suffisant pour envoyer les siens en demi-finale.

LA CONFIRMATION. Keylor Navas est l'un des grands bonhommes du tournoi. Le gardien de Levante a encore réalisé une prestation énorme face aux Pays-Bas. Déterminant face à l'Uruguay, l'Italie et l'Angleterre (un but encaissé), le Costaricain avait écœuré les Grecs en huitièmes avant de garder son but inviolé face aux Pays-Bas. Auteur de 21 sauvetages sur 23 tentatives adverses, il est le gardien le plus prolifique depuis le Mondial... 1966.

LE BILAN. À l'image du Brésil, l'Argentine est efficace à défaut d'être brillante. Contre la Belgique, l'Albiceleste s'est contentée du minimum : un but d'Higuain à la 8e minute et puis... plus rien. « L'idée de gérer un match est ce que j'attends de l'équipe », a lâché Alejandro Sabella, le sélectionneur. Après six buts marqués en phase de poules, l'Argentine n'en a inscrit que deux en deux matches face à la Suisse et la Belgique. C'est peu, mais ça suffit à retrouver les demi-finales pour la première fois depuis 1990.

LE FAIT DU MATCH. Enfin !, doit se dire Gonzalo Higuain. En plus de qualifier son pays pour le dernier carré, l'attaquant argentin a mis fin à 528 minutes sans marquer avec la sélection. Sa dernière réalisation datait d'août 2013 quand il avait scoré à Rome face à l'Italie (2-1). Jusque-là quelque peu transparent, le joueur du Napoli se réveille au meilleur des moments pour l'Albiceleste.

LA CONFIRMATION. Eden Hazard quitte le Mondial sans avoir brillé. Maître à jouer de la Belgique, Hazard n'a pas eu l'impact escompté au Brésil. Aucun but marqué, le joueur de Chelsea peut se consoler avec les deux passes décisives délivrées pendant le tournoi. Hazard, 23 ans, le reconnaît lui-même, il « aurai(t) pu mieux faire ». Rendez-vous en 2016.