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Mondial 2014 : Pourquoi les Bleus peuvent perdre face au Nigeria ?... |
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Les Bleus ont l'obstacle Nigeria à franchir. © EPA/MAXPPP
Donnée favorite de son huitième de finale face au Nigeria, l'équipe de France est loin d'avoir son billet pour les quarts en poche. Voici 4 éléments de réponse.
Parce que le Nigeria est tout sauf une équipe de novices
L’équipe de France a déjà perdu contre le Nigeria. Certes, c'était en amical et en 2009 mais la France s'était inclinée 1-0 sur un but d'Akpala, absent au Brésil. Depuis, les Nigerians sont champions d'Afrique après leur victoire dans la CAN en ayant notamment battu la Côte d'Ivoire et le Burkina Faso en finale (1-0).
Menés par Stephen Keshi, les Super Eagles s'appuient sur leur puissance athlétique et un trio Obi Mikel-Emenike-Musa.
Performant devant et solide derrière avec un gardien que les fans de Ligue 1 connaissent bien : Vincent Enyeama. Le portier du Losc est le gardien qui a réussi le plus d'arrêts lors de la phase de poules. « C'est un très grand gardien, il est dans le Top 3 des gardiens africains. Sa force c'est d'être simple, modeste et travailleur », estime Boubacar Barry, le portier de la Côte d'Ivoire.
« C'est une équipe athlétique, le secteur défensif reste bien en place et devant il y a de la puissance et de la vitesse », a résumé Deschamps.

Parce qu'il va faire chaud
La France va jouer à 13 heures, heure locale. Les Bleus de Deschamps n’ont joué qu’à 16 heures au plus tôt et donc soumis à une température plus élevée. Avec 30°C au thermomètre à Brasilia, les Bleus seront cependant moins exposés grâce à un fort taux d’humidité. Un désavantage qu’Hugo Lloris n’a pas voulu prendre en compte. « Ce sera la même chaleur pour les deux équipes même si les joueurs africains en ont peut-être plus l’habitude que nous », a lâché le capitaine des Bleus.
« Les Nigérians sont peut-être plus habitués à supporter de fortes chaleurs même si certains d'entre eux jouent en Europe. Il y a aussi le taux d'humidité qui peut jouer un rôle mais apparemment, il n'est pas élevé. Il peut y avoir une influence sur le rythme. Il faut aussi gérer certaines situations. Je ne sais pas comment les organismes vont réagir en cours de match », a renchéri DD.

Parce que la pression peut survenir
Jouer un huitième de finale de Coupe du monde induit forcément une certaine pression. Parmi le onze probablement titulaire, aucun n’a disputé de huitième de finale de Mondial. Didier Deschamps pourra néanmoins s’appuyer sur une base de joueurs présents à l’Euro 2012 (Evra, Lloris, Cabaye, Debuchy, Benzema, Koscielny, Giroud) pour encadrer les plus jeunes. La pression, Didier Deschamps ne la nie pas. « Évidemment, il y a une tension qui est plus élevée. Si ça se passe mal, il n'y a pas de match derrière, mais il y a aussi la particularité que ça peut durer plus de 90 minutes et qu'il y ait une séance de tirs au but. Mais les tirer à l'entraînement en rigolant, sans public, et le faire dans un stade rempli après 120 minutes de jeu, ce n'est pas pareil et ce ne sont souvent pas les mêmes qui le font », a concédé DD en conférence de presse.
Une pression qui pourrait également être néfaste pour des joueurs parfois capables de sortir de leur match à l’image de Yohan Cabaye, Laurent Koscielny ou encore Paul Pogba.

Parce que Koscielny est imprévisible
Avec le retour de suspension de Yohan Cabaye, Didier Deschamps pourra compter sur son onze type à l'exception de Mamadou Sakho. Cadre dans la tête de Didier Deschamps au côté de Raphaël Varane, l’ancien Parisien laissera sa place à Laurent Koscielny.
Si Sakho n’a pas toujours rassuré lors de ses premiers matches au Brésil (coup de coude sur Minda, sorties un peu suicidaires...), Laurent Koscielny a cette réputation d’être un joueur rugueux. Face au redoutable Odemwinge et à la puissance athlétique des Nigerians, le défenseur d’Arsenal devra maîtriser ses nerfs.
Ayant concédant un penalty (arrêté par Lloris) contre l'Espagne lors des qualifications, puis exclu contre l'Ukraine lors du match aller des barrages, l'ancien Lorientais reconnaît qu'il a le défaut de ses qualités. « Je sais que c'est mon point noir mais je n'y pense pas tout le temps quand je suis en face à face. Je suis concentré sur ma tâche défensive. Je sais qu'il faut que je travaille ce point. Certains pensent que je suis un peu trop fou. J'ai ce trop plein d'énergie, je sais qu'il faut que je me canalise mais je ne m'en soucie pas quand je rentre sur un terrain », s'est-il défendu en conférence de presse.
Et si le public a retenu ses erreurs passées, il doit aussi se souvenir que lors du quart de finale contre l'Espagne à l'Euro 2012, le Gunner a été l'un des seuls Bleus au niveau. Un bon présage non ?
