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Mondial 2014 : Les supporters français euphoriques à Rio... |
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À la Casa Bleue de Rio de Janeiro, une centaine de supporters français ont supporté les joueurs de l'équipe de France. © Crédit photo : Ouest-France
À la Casa Bleue de Rio de Janeiro, une centaine de supporters français ont supporté les joueurs de l'équipe de France.
L'Equipe de France a entamé ce dimanche sa Coupe du Monde par une victoire face au Honduras, au Stade Beira Rio de Porto Alegre. Au même moment, à plus de 1 200 km de là, à la Casa Bleue de Rio de Janeiro, une centaine de supporteurs français supportaient et fêtaient les joueurs tricolores.
La Fédération Française de Football a mis en place cette année une structure d'accueil pour les supporters français à Rio : la Casa Bleue (Maison Bleue). Située au sein du très traditionnel Jockey Club de la ville, dans le quartier chic de Gavea, elle est ouverte tous les jours pour permettre aux fans de football de suivre tous les matchs de la Coupe du Monde.
Ce dimanche, pendant que les turfistes assistaient aux différentes courses hippiques de l'après-midi, les supporters tricolores donnaient de la voix dans le salon de réceptions situé à l'arrière des tribunes et accueillant le temps de cette Coupe du Monde l'initiative de la fédération. Le football, sport populaire par excellence, au milieu de cet environnement bourgeois et raffiné, il fallait y penser. Est-ce pour cela que l'ambiance mis du temps à prendre ? Ou les supporters étaient-ils tous simplement trop stressés à l'approche de l'entrée en lice de leur équipe favorite ? Toujours est-il qu'une fois le match commencé, les premiers chants ont été entonnés et les drapeaux commencés à être agîtés.
La Marseillaise non jouée à Porto Alegre mais chantée à Rio
Les équipes, entrées sur le terrain, se mettent en ligne et attendent l'exécution des hymnes. En vain, la sono de Porto Alegre a quelques problèmes. Qu'à cela ne tienne ! Les supporters français, à Rio, entonnent La Marseillaise et couvrent ainsi à leur façon le raté de l'organisation brésilienne.
Côté match, les joueurs français semblent bien en jambes dès les premières minutes, les supporters tricolores semblent prendre confiance et, si beaucoup de visages sont encore fermés au coup d'envoi, des signes de sérénité font ensuite leur apparition dans les expressions des fans.
Les deux barres transversales trouvées par Matuidi puis Griezmann ne les refroidissent pas et les encouragements viennent des quatre coins de la salle. Pour autant, le penalty accordé suite à une faute sur Pogba et sa transfomation par Benzema permettent à tout le monde d'exprimer son soulagement et de vibrer enfin. La mi-temps arrive alors et fait redescendre l'ambiance.
Une bonne partie décide de prendre l'air dans les tribunes de l'hippodrome et de griller une cigarette devant une des courses de l'après-midi. Le panorama offert de la tribune, avec le Christ Rédempteur en fond, laisse les touristes admiratifs mais ne les pousse pas pour autant à prier pour une victoire des tricolores. Pour beaucoup, la messe semble déjà dite, à l'image de Cyril, directeur d'agence à La Poste en Basse Normandie. « On s'attendait à un match difficile, physique mais je reste sur mon pronostic de départ, ça va faire 2 à 0. »
Brésil et 3-0, les français se rappellent aux souvenirs de 1998
Après cette pause équine, la seconde période reprend et la France double la mise après que l'arbitre ait recours à la vidéo. Les supporters restent sur leur faim, ce but n'a pas la même saveur. Il en faut un troisième. La soif semble se faire sentir également et la caipirinha, célèbre cocktail local, fait un tabac. Désinhibés, les supporters donnent de la voix pour encourager leur équipe et Benzema inscrit un doublé. Les anciens chants, tout droit sortis de 1998, sont entonnés. « Et un, et deux, et trois zéros » fait trembler les murs du Jockey Club et rappelle très certainement de mauvais souvenirs aux Brésiliens présents à proximité. La fin de match continue sur les mêmes bases et la sono, en parfait état de marche à Rio, diffuse la désormais mythique chanson « I will survive ».
L'euphorie est palpable chez ces Français arrivés depuis peu à Rio pour vivre la Coupe du Monde. « On en prend plein les yeux depuis qu'on est arrivé, c'est vraiment génial, magnifique », s'exclame Benjamin, agent immobilier à Avranches. Si les joueurs tricolores ont la bonne idée de « remettre ça » dès vendredi face à la Suisse, nul doute que le voyage de ces français deviendra encore plus inoubliable.