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Mondial 2014 : Les supporters argentins envahissent Copacabana... |
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D'imposantes banderoles à la gloire des idoles © Vincent Boucher
Les Argentins ont envahi Rio de Janeiro depuis plusieurs jours et se font de plus en plus entendre à mesure que l'entrée en lice de l'Argentine approche.
Les Brésiliens ont l'habitude d'être fiers de leur pays et de le montrer en arborant le drapeau auriverde en toutes occasions. La célèbre plage de Copacabana, carte postale de Rio de Janeiro, n'échappe pas à la règle et il est normal d'y voir toute l'année flotter de nombreux drapeaux jaune- bleu-vert le long de ses huit kilomètres de sable fin. Pourtant, depuis quelques jours, son visage a bien changé et les teintes bleu ciel et blanc ont pris le dessus sur les couleurs traditionnelles et chéries du Brésil. Les Argentins débarquent toujours plus chaque jour avec en ligne de mire le match de ce dimanche soir contre la Bosnie, au mythique stade du Maracanã.

Vincent Boucher
Le moindre coin du Poste 4 de la plage est aux couleurs de l'Argentine
Leur point de rendez-vous ? Le Poste 4 de la plage la plus célèbre du Brésil. Là, ils y déploient leurs imposantes banderoles rendant hommage à leurs idoles, exposant leur foi ou taquinant leurs voisins brésiliens.
Le moindre palmier, but de foot, filet de beach-volley est pris d'assaut pour y attacher banderoles et drapeaux à la gloire de l'Argentine. Pour que l'impact visuel soit encore plus important, tous ou presque arborent le fameux maillot rayé blanc et bleu ciel que tout le monde à en tête quand il pense à Maradona, Messi et consorts. Les argentins sont présents et le montrent.

Vincent Boucher
Fair-Play des Brésiliens
Pour les aveugles ou ceux qui se refuseraient à voir cette invasion, impossible malgré tout d'ignorer leur présence. Ils passent leurs journées à crier les chants de supporters de l'Argentine, agitant leurs drapeaux et compliquant la circulation des piétons et des voitures le long de l'Avenue Atlantique. Pour éviter qu'ils ne coupent complètement la circulation sur ce grand axe carioca, ou peut-être diront certains pour tenter de les impressionner, les forces anti-émeutes se déploient entre les supporters et l'Avenue.
Les Brésiliens la jouent fair-play et ne considèrent pas ça comme une provocation.
Ambiance chaleureuse

Vincent Boucher
Ce samedi, quelques téméraires supporters bosniens ont bien tenté de faire entendre leurs voix face aux envahisseurs argentins. Mais ils ont vite dû s'avouer vaincus tant la colonie bleu ciel était importante. Les Brésiliens, eux mêmes, se contentaient d'observer le spectacle, certains avec un petit peu de nervosité alors que la majorité ne donnait pas trop d'importance à ce qui pouvait pourtant ressembler à une provocation, à l'image de Rafael, fonctionnaire brésilien : « je ne crois pas qu'il s'agissent d'une provocation. Je pense qu'ils sont juste là pour supporter leur équipe et faire la fête. »
Une analyse partagée par Juan, supporter argentin qui mettait en avant « une aventure inoubliable. Tout le monde partage ces moments de fête ensemble, dans une très bonne ambiance. »
En effet, aucune altercation à signaler. Les Argentins ont continué leur fête jusque tard dans la soirée et ont même apporter leur soutien à leurs frères italiens lors du match Italie-Angleterre auquel ils ont tous assisté, ensemble, dans l'espace festif monté par la FIFA sur le sable de Copacabana. Si les autorités brésiliennes craignaient les violents supporters argentins, elles peuvent se rassurer, pour l'instant l'ambiance dans la cité carioca est un exemple de fair-play.