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Mondial 2014 : Le Brésil n'a plus le droit à l'erreur... |
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Neymar sera attendu par tout un pays ce samedi © Photo : AFP
Quelque peu décevant depuis le début de la compétition, le Brésil affronte le Chili ce samedi, dans le premier huitième de finale de la Coupe du Monde.
Certes, le Brésil a terminé premier de son groupe. Certes, Neymar a déjà inscrit quatre buts. Il s'agit là d'ailleurs des principales satisfactions, car le Brésil a aussi beaucoup inquiété au niveau de ses prestations. Soutenue par tout un pays, la Seleçao n'a plus le droit à l'erreur, face à la redoutable équipe chilienne.
Une Neymar dépendance
Avec 4 buts au compteur, et des matchs de haute volée, Neymar est à la hauteur du rendez-vous, lui qui porte les attentes d'un peuple sur les épaules. Dans l'ombre de Lionel Messi à Barcelone, l'ancien joueur de Santos a les clés du jeu brésilien entre ses mains, et semble avoir franchi un palier supplémentaire. À 22 ans, il a déjà inscrit la bagatelle de 35 buts en 53 sélections, preuve de son influence sur la sélection brésilienne.
Mais, si Neymar rayonne, ce n'est pas le cas de toute l'équipe. En défense tout d'abord, l'axe central Thiago Silva - David Luiz, les deux joueurs évolueront ensemble au PSG l'an prochain, s'est montré inhabituellement fébrile. Sur les côtés, Marcelo (buteur contre son camp contre la Croatie) et Daniel Alves n'ont pas rassuré défensivement. Au milieu, Oscar est loin du niveau qu'il montre à Chelsea, et Hulk ne fait plus autant peur depuis son départ en Russie. Trop dépendant de son génie, le Brésil se retrouve en difficulté lorsqu'il est dos au mur.
Cependant, le principal problème de l'équipe coachée par Luis Felipe Scolari reste l'attaque. Fred, ancien attaquant de l'OL, ne s'est pas montré à son avantage pour l'instant, n'inscrivant qu'un seul but. Pointé du doigt, le manque de n°9 de classe mondiale (Fred joue à Fluminense, et Jô, son remplaçant, à l'Atlético Mineiro) semble se confirmer.
Le Chili, redoutable adversaire
Si le Brésil n'a pas le droit à l'erreur, c'est parce que le Chili est un adversaire coriace et redoutable. Vainqueur de l'Espagne 2-0, l'équipe de Jorge Sampaoli offre un visage très séduisant depuis le début du Mondial. Dans la continuité du travail entrepris depuis des années par Marcelo Bielsa, ancien sélectionneur du Chili et nouveau coach de l'OM, la sélection sud-américaine arrive remplie de certitudes. Portée par ses deux "stars", Arturo Vidal et Alexis Sanchez, le Chili dispose également d'un collectif bien rôdé.
Car résumer la Roja uniquement à ces deux joueurs serait faire erreur. Claudio Bravo, le gardien, vient de signer au Barça, après une belle saison à la Real Sociedad. Eduardo Vargas, Maurico Isla, Gary Medel : tous côtoient le haut niveau, et démontrent qu'ils n'ont rien à envier aux grands joueurs des grandes nations.
Le Chili se retrouve confronté à un défi immense, celui d'éliminer le Brésil à domicile, devant ses supporters. Le Brésil, lui, sait qu'il risque gros en cas de défaite.