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Mondial 2014 : L'Espagne à la trappe... |
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Sergio Ramos, dépité, n'a rien pu faire pour éviter la défaire de l'Espagne © Photo : Reuters
Balayée par les Pays-Bas, l'Espagne a été dominée par le Chili (2-0). Un défaite synonyme d'élimination pour les hommes de Del Bosque.
Le ciel est tombé sur la tête des Espagnols. Après la claque face aux Pays-Bas, la Roja a été surclassée par une séduisante sélection chilienne. Comme la France en 2002, ou encore l'Italie en 2010, les champions du monde en titre quittent donc la compétition dès le premier tour.
Pourtant, dès l'entame du match, la Roja semblait être bien rentrée dans son match. Pourtant, peu après l'heure de jeu (20'), c'est Eduardo Vargas qui ouvre le score à la suite d'un contre rondement mené. L'Espagne offre alors un visage méconnaissable, celui d'une équipe dominée dans tous les domaines. Et c'est logiquement que Aranguiz, juste avant la pause (43'), double le score suite à un coup franc d'Alexis Sanchez renvoyé par Casillas.
Le raté de Busquets
Xabi Alonso remplacé à la pause par Koke, l'Espagne semble alors bien revenue dans le match. À la 53', Busquets rate même une occasion en or de revenir au score. Seul à quelques mètres du but suite à un retourné de Diego Costa, le Barcelonais rate son plat du pied. Comme un symbole.
La suite du match sera une succession de passes espagnoles et de contres chiliens. Les hommes de Del Bosque, au sommet depuis 6 ans, quittent donc la scène internationale par la petite porte, et en ayant encaissé 7 buts en 2 rencontres.
Le Chili peut espérer
De l'autre côté, le Chili apparaît comme un vrai outsider de ce mondial brésilien. Autour d'Alexis Sanchez et d'Arturo Vidal, les deux stars de l'équipe, on retrouve des joueurs très intéressants, comme Eduardo Vargas devant, Gary Medel au milieu ou encore Claudio Bravo dans les buts. Affaire à suivre...
Chili - Espagne : 2-0
Spectateurs: 74 101
Arbitre: M. Geiger (USA)
Buts : Chili: Vargas (20), Aranguiz (43)
Avertissements : Espagne: Xabi Alonso (40) Chili: Vidal (26), Mena (61)
Espagne: Casillas (cap) - Azpilicueta, Javi Martinez, Ramos, Alba - Pedro (Cazorla 76), Busquets, Silva, Xabi Alonso (Koke 46), Iniesta - Diego Costa (Torres 64)
Entraîneur: Vicente Del Bosque
Chili: Bravo (cap) - Silva, Medel, Jara - Isla, Aranguiz (Gutierrez 64), Vidal (Carmona 88), Diaz, Mena - Sanchez, Vargas (Valdivia 85)
Entraîneur: Jorge Sampaoli (ARG)
Les réactions :
Xabi Alonso (milieu de l'Espagne):
"C'est un échec inattendu mais c'est le sport. Il faut savoir l'accepter. On a eu des grandes joies et maintenant une grande tristesse. On n'a pas su maintenir la conviction, la faim, sans doute en raison des nombreuses victoires. On n'a pas pu maintenir ce niveau. On a fait beaucoup d'erreurs, on n'a pas su maintenir la solidité qui nous avait fait gagner beaucoup de matches. On n'a pas su garder la faim, la conviction, la volonté. On n'avait pas les mêmes sensations sur le terrain que lors des autres championnats. C'est un peu tout. Mentalement, on n'était pas prêts et physiquement, on était un peu justes. Donc, tout ca ensemble fait qu'on n'était pas dans les meilleures conditions et footballistiquement, on n'a pas été à la hauteur"
Iker Casillas (capitaine et gardien espagnol):
"L'engagement n'a pas été celui que nous voulions. Nous ne méritions pas de passer au tour suivant. Il faut que nous nous analysions mais ce n'est pas le moment de regarder l'autre et de faire des reproches. Le reproche doit généralisé. C'est comme ça... On a fait le maximum mais on a été battu par des adversaires d'un niveau supérieur. Moi par exemple, je n'ai pas été bien et l'équipe en général non plus. Il ne faut pas chercher la m... chez le coéquipier. Cette équipe a donné beaucoup de joies, on a profité de bons moments. Ce n'est pas le moment de reprocher quelque chose à qui que ce soit. Au contraire, il faut être encore plus unis et terminer de la meilleure manière possible, le plus dignement possible parce que derrière nous il y a des gens qui ont connu de bons moments et qui maintenant connaissent le goût amer de la défaite".
Arturo Vidal (milieu du Chili):
"C'est historique, c'est très important pour nous. On rêve tous d'être champions du monde. Il faut y aller petit à petit mais on a fait un pas de géant en battant l'Espagne. (Battre le champion du monde au Maracana) c'est important pour nous, ça va nous donner de la maturité après avoir battu une équipe de premier niveau. On a beaucoup travaillé. Il y a la qualité du groupe, le travail... On en récolte les fruits. Pour moi (blessé au genou), c'est une réussite. Je joue de plus en plus, je me sens mieux à chaque fois. Et je suis fier de représenter le Chili. Ca m'a traversé l'esprit de rater le Mondial, mais le mental et l'aide du staff font que je suis là".
Jorge Valdivia (milieu du Chili):
"On est heureux et tranquilles. Heureux d'avoir gagné, d'être qualifiés. Et tranquilles parce c'est un jour dont on se souviendra longtemps. On va maintenant se reposer... Sampaoli a pris une sélection qui était un peu dans les cordes, un peu sonnée, mais on a réussi à se qualifier. On a beaucoup travaillé et on l'a montré sur le terrain. Battre l'Espagne ce n'était pas notre objectif principal. Notre objectif principal, comme les autres sélections, c'est d'arriver en finale et gagner. C'est sûr que j'aimerais jouer plus, c'est normal mais il y a un entraîneur qui décide. Et si on est là où on est aujourd'hui, c'est parce qu'on est un groupe. Je travaille, je joue ici (Palmeiras, club de Sao Paulo). Alors, j'ai le soutien de beaucoup de Brésiliens, de supporteurs de Palmeiras. Pour moi, c'est spécial".