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Mondial 2014 : L'Argentine de Messi attend Hazard et la Belgique... |
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L'équipe de Belgique n'a plus fréquenté les demi-finales d'un Mondial depuis 1986. © AFP
En quart de finale pour la première fois depuis 1986, la Belgique affronte l'Argentine à Brasilia à 18h. Deux joueurs seront scrutés : Eden Hazard et Lionel Messi.
L'Argentine, qui se repose en grande partie sur le talent de Lionel Messi depuis le début du Mondial, a rendez-vous avec la Belgique, conduite par Eden Hazard, en quart de finale à Brasilia (18h).
« Toute équipe qui a un joueur comme Messi sera dépendante. Il est le meilleur du monde, mais il y a un vrai travail d'équipe ». En deux phrases, le sélectionneur argentin Alejandro Sabella a (re)posé le problème de son équipe, incapable d'inscrire Messi et ses quatre Ballon d'or dans un schéma de jeu cohérent. En guise de solution, l'Albiceleste se contente trop souvent de confier le ballon à son génie, en attendant un miracle. « Messi est très seul. L'équipe ne fait pas de changements de rythme, il n'y a pas de mouvements en attaque », a résumé jeudi à la télévision vénézuélienne Diego Maradona.

Et jusqu'à présent, le miracle a eu lieu, mais le coup est passé près en huitièmes de finale. L'éclair Messi a sorti l'Argentine d'un mauvais pas à deux minutes de la fin de la prolongation face à la Suisse (1-0, a.p.). Et voilà l'Albiceleste, poussée par des dizaines de milliers de supporteurs, qui se prennent à rêver d'atteindre les demi-finales, pour la première fois depuis 1990.
Les Belges, eux, n'ont plus fréquenté le dernier carré depuis 1986, l'époque de la génération dorée (Pfaff, Scifo...) battue en demi-finale du Mondial au Mexique par... l'Argentine de Diego Maradona.
Hazard est décisif
Vingt-huit ans plus tard, la génération Eden Hazard peut hisser les Diables Rouges en demi-finale. « En 1986, on se souvient de Maradona qui a fait gagner l'Argentine. Il nous a marqués. Mais c'est bien loin. On parle du futur et de ce qu'on peut écrire avec cette nouvelle génération. C'est plus important que le passé », souligne le sélectionneur Marc Wilmots.
Depuis le début du Mondial, Eden Hazard a souvent été décisif. Et s'il ne l'a pas été contre les Etats-Unis en huitième de finale, il a en revanche sans cesse provoqué et participé au festival offensif, avec plus de 30 tirs recensés au total pour les Diables.

De Bruyne, positionné dans l'axe comme un meneur de jeu, réussit lui un excellent Mondial, alors que Lukaku, Origi, Mertens ou Mirallas ont tous été dangereux à un moment ou à un autre. La Belgique peut aussi compter sur une défense certes un peu moins jeune que son attaque, mais qui n'a pris que deux buts en quatre matchs.
« Il suffit de regarder où jouent leurs défenseurs, Bayern, City, Tottenham... Il n'y a pas besoin de faire plus de commentaire », a d'ailleurs relevé le sélectionneur argentin Alejandro Sabella. Et dans les buts, Courtois est l'un des meilleurs gardiens de ce Mondial, qui en compte pourtant beaucoup d'excellents.