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Mondial 2014 : Italie : Prandelli annonce sa démission... |
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Cesare Prandelli. © Photo : EPA
Le sélectionneur de l'équipe d'Italie Cesare Prandelli et le président de la Fédération italienne (FIGC) Giancarlo Abate ont annoncé leur démission, après l'élimination.
Cesar Prandelli (sélectionneur démissionnaire de l'Italie) : "Le projet technique est de ma responsabilité et j'ai annoncé à la Fédération que je remettais ma démission, car quand un projet technique faillit, il faut prendre ses responsabilités. On n'a pas eu une seule occasion, probablement parce qu'on est techniquement limité ou pas bien structuré. C'est ma responsabilité, le projet technique n'a pas fonctionné et j'en assume donc toute la responsabilité. Depuis que j'ai prolongé, quelque chose a changé, je ne sais pas pourquoi, mais on a été considéré comme un parti. Il faudrait plus de moyens pour arbitrer, parce qu'une expulsion injuste a conditionné tout un match et a conduit à un échec. A 11 contre 11, on était dans un match très équilibré, on avait plus de possession. Deux équipes se battaient à armes égales, puis l'expulsion a conditionné de manière décisive le match. On aurait pu jouer la qualification d'une autre manière. (sur Suarez) Je n'ai pas vu la morsure de Suarez, mais j'ai vu les traces qu'en a Chiellini. L'Italie a fait un bon premier match, un mauvais deuxième, et le troisième on l'a bien joué. L'Uruguay n'a jamais cadré un tir, ça ne me plaît pas d'être sorti de cette manière. Dans le foot, il faut savoir accepter les défaites, mais quand elles sont conditionnées par des erreurs, on est en droit de les commenter. Balotelli ? Il entre dans le projet technique, je l'ai choisi, et je me démissionne, parce que le projet n'a pas fonctionné. Où avons-nous perdu cette Coupe du monde ? Contre le Costa Rica, nous aurions dû faire plus. C'est là que mon projet technique n'a pas fonctionné, alors qu'on avait quatre attaquants sur le terrain. A un certain niveau, il n'y a pas seulement la technique qui compte, mais aussi le physique. Nous savions qu'il allait être difficile d'avoir les conditions et la fraîcheur qu'ont ces équipes (Costa Rica et Uruguay). L'Uruguay a subi mais quand elle repartait de l'avant elle le faisait avec une vitesse impressionnante. Notre football ne produit plus de joueurs rapides et nous devons donc trouver quelque chose de différent. La réflexion sur le football italien s'annonce vaste"..
Giancarlo Abate a lui aussi dans la foulée annoncé sa « démission irrévocable » et a formé l'espoir que le sélectionneur revienne sur sa décision.