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Mondial 2014 : Des sélections européennes à la peine... |
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Tête basse, Ross Barkley et l'Angleterre s'apprêtent à quitter la compétition © Photo : AFP
Même si la Belgique et les Pays-Bas sont qualifiés, et que la France et l'Allemagne sont bien partis, l'Europe est à la peine dans ce mondial brésilien.
Espagne, Angleterre, Portugal et Italie. À eux quatre, ces équipes représentent 6 titres mondiaux, dont les deux derniers (Italie 2006 et Espagne 2010). Pourtant, à l'issue des deux premiers matchs, l'Europe est à la peine dans ce Mondial 2014.
L'Espagne, fin de règne
La plus grande surprise est venue de l'Espagne. Dominatrice du football depuis 2008, l'équipe entraînée par Vincente Del Bosque arrivait pleine de confiance au Brésil, avec une ossature de joueurs du Réal Madrid, vainqueur de la Champions League, et Diego Costa, l'attaquant vedette de l'Atlético arraché à son pays d'origine. Deux claques plus tard (5-1 face aux Pays-Bas, 2-0 face au Chili), la Roja quitte la compétition en n'ayant marqué qu'un seul petit but. À l'image de la France en 2002 ou de l'Italie en 2010, l'Espagne a vécu la même déconvenue. Fatiguée, dépassée, Xavi et les siens n'ont jamais été autant dominés. La fin d'un cycle remarquable semble proche.

Photo : Reuters
L'Italie en sursis
Bien qu'encore en course pour la qualification, l'Italie se voit obligée de battre l'Uruguay, emmenée par un Luis Suarez en grande forme, pour continuer l'aventure. La faute à une défaite face au Costa Rica, révélation du premier tour, qui met en évidence les problèmes offensifs de la Squadra Azzura, illustrés par les performances irrégulières de Mario Balotelli. Brillants au PSG, Marco Verratti et Thiago Motta ont du mal à trouver leur place dans le système italien. Déjà éliminés au premier tour il y a 4 ans, les hommes de Cesare Prandelli ne veulent pas revivre pareil échec.

Photo : Reuters
Angleterre et Portugal, pas gâtés par le tirage
Pour l'Angleterre et le Portugal, la déception peut aussi s'expliquer par un tirage difficile, qui ne laissait aucune place à l'erreur.
Cristiano Ronaldo, en très grande forme cette saison, ne peut pas tout faire tout seul dans une équipe qui manque de talents, surtout en attaque. Arrivé blessé, le joueur du Real Madrid n'a pas pesé lourd lors de la défaite face à l'Allemagne, mais s'est montré décisif face aux États-Unis en délivrant une passe décisive pour Silvestre Varela (2-2). Décevante, l'équipe portugaise paie aussi le manque de joueurs nationaux dans leurs deux équipes majeures, Porto et Benfica, composées en grande majorité de joueurs sud-américains.

Photo : AFP
Côté Anglais, l'optimisme était de rigueur à la suite de la très belle saison de Liverpool, équipe qui compose en grande majorité le onze de Roy Hodgson (Jonhson, Sturridge, Sterling, Gerrard, Henderson). Pourtant, les limites des Three Lions sont criantes, notamment en ce qui concerne Wayne Rooney, qui peine à s'exprimer en sélection. Malgré deux matchs corrects face à l'Italie et l'Uruguay, l'Angleterre quitte le Brésil en phase de poules, et continue à décevoir, une fois de plus.
La France au rendez-vous
A côté de ces déceptions, des satisfactions. La première : la France. Dans un groupe à sa portée, mais où les pièges sont nombreux, les hommes de Didier Deschamps n'ont pas failli. Mieux, elle s'est offert de la confiance, après deux larges victoires (3-0 contre le Honduras et 5-2 contre la Suisse). Karim Benzema est en très grande forme, tout comme Mathieu Valbuena, et les remplaçants sont impliqués et décisifs. De bon augure pour la suite.

Photo : AFP
L'Allemagne toujours là
Malgré une première rencontre prometteuse, ponctuée d'une large victoire face au Portugal, l'Allemagne a peiné face au Ghana. Pour s'en sortir, il a fallu un but de Klose, son 15 ème en Coupe du Monde (il égale le record de Ronaldo). Avec un Thomas Müller en forme (3 buts déjà), et un collectif rôdé, les Allemands devraient franchir le premier tour sans trop de problèmes. Il faudra cependant régler les soucis défensifs pour viser la victoire finale.

Photo : AFP
Belgique et Pays-Bas, beaucoup d'attente
Voisins géographiques, les Pays-Bas et la Belgique sont les deux autres satisfactions européennes. Portée par un trio Robben - Van Persie - Sneijder, la sélection Oranje a balayé l'Espagne (5-1) dès le premier match, avant de confirmer difficilement face à l'Australie (3-2). Habituée au rôle du perdant magnifique, les choses pourraient bien changer au Brésil pour la sélection néerlandaise.
Pour la Belgique, la qualification a été obtenue dans la douleur. Menée face à l'Algérie, et victorieuse en toute fin de match face à la Russie, la génération dorée belge a encore du mal à confirmer les attentes placées en elle. Malgré du talent à chaque poste, une montée en puissance est encore nécessaire pour aller loin dans ce Mondial.

Photo : Reuters