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Mondial 2014 : Ce qu'on a adoré, ce qu'on a détesté... |
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Le Brésil, l'Allemagne, Luis Suarez, Keylor Navas ont crevé l'écran pendant cette Coupe du monde. © Photos : AFP.
Retour sur les temps forts de la Coupe du monde au Brésil.
On a adoré
La puissance allemande
L'équipe qui a fait exploser le Portugal et le Brésil, qui a maté la France et étouffé l'Argentine mérite largement son titre de championne du monde.
Souvent placée mais pas titrée depuis l'Euro 96, la Mannschaft a concrétisé l'excellent travail effectué par Joachim Löw, à la tête d'un collectif sûr de sa force.
Quelle plus belle conclusion que le but victorieux face à l'Argentine, construit par deux remplaçants, Schürrle et Götze ?
Le génie de James
Son talent, aperçu tout au long de la saison sur les terrains de Ligue 1, avec l'AS Monaco, a éclaté aux yeux du monde entier pendant la Coupe du monde.
Le Colombien James Rodriguez, dont le parcours s'est arrêté en quarts de finale, termine meilleur buteur de la compétition avec 6 buts, dont un chef-d’œuvre inscrit face à l'Uruguay.
La classe des gardiens
Le Mondial 2014, qui a égalé le record de buts (171, à égalité avec l'édition 1998), a aussi été celui des gardiens. L'Allemand Neuer, qui peut prétendre au Ballon d'or, termine premier de la classe, suivi de près par le Costaricien Keylor Navas.

Citons aussi « Memo » Ochoa, le gardien mexicain d'Ajaccio, impérial face au Brésil ; l'Argentin Sergio Romero, remplaçant à Monaco mais héros de la demi-finale face aux Pays-Bas ; le vétéran américain Tim Howard ; le portier algérien Raïs M'Bolhi ; ou encore deux autres gardiens de L1 : le Colombien de Nice David Ospina et le Nigérian de Lille Vincent Enyeama.
Le coup de génie de Van Gaal
Au rayon gardiens, impossible d'oublier le remplacement du titulaire néerlandais Jasper Cillessen par le troisième gardien Tim Krul, à la toute fin de la prolongation face au Costa Rica. Une géniale inspiration de l'entraîneur Louis Van Gaal, qui a permis aux Oranje de se qualifier aux tirs au but.

On a aimé
Le parcours de la France
Après la défaite des Bleus en Ukraine, lors du barrage aller de qualification au Mondial, peu auraient misé sur une présence des Français dans le top 8, huit mois plus tard.
Sans Ribéry, mais avec une jeune génération culottée (Varane, Sakho, Griezmann, Pogba...), Didier Deschamps a réussi un parcours plus que correct, marqué par un match de rêve face à la Suisse et conclu par une courte défaite face au futur champion du monde.

Une éclaircie à confirmer dans deux ans, en France, lors d'un Euro à domicile où les Bleus viseront mieux que les quarts, comme leurs voisins Belges.
La surprise costaricienne
Sorti en tête du groupe le plus relevé de ce Mondial (devant l'Uruguay, l'Italie et l'Angleterre), le petit pays d'Amérique centrale n'a cédé qu'en quarts, aux tirs au but. « Nous avons prouvé que nous pouvions faire jeu égal avec les grandes nations, nous avons fait preuve de puissance physique, d'engagement, et nous avons proposé du beau football », résume le sélectionneur Jorge Luis Pinto.

L'ambiance
Dans les stades, dans les bars ou sur la plage de Copacabana, le Brésil et les supporters du monde entier ont fait la fête pendant un mois. Dans l'immense majorité des cas, dans une ambiance chaleureuse et fair-play, avec des fans hauts en couleur.

Les arbitres
La Coupe du monde, qui avait bien mal commencé, avec des coups de sifflet très généreux pour le Brésil face à la Croatie, s'est bien terminée sur le plan de l'arbitrage.
Les hommes en noir ont tenu leur rang et profité de deux innovations rafraîchissantes : la bombe de mousse, pour faire repecter la distance du mur sur les coups francs (on veut la même en Ligue 1 !), et la technologie sur la ligne de but, inaugurée par les Bleus face au Honduras.
On n'a pas aimé
Le naufrage brésilien
Qu'il était beau cet hymne chanté a cappella par tout un peuple. Le seul éclair d'un Brésil qui a fait illusion pendant son Mondial.

Passée près de l'élimination dès les huitièmes face au Chili, la Seleçao a sombré en demi-finale, sans Neymar ni Thiago Silva, subissant la pire défaite de son histoire, 7-1 face à l'Allemagne. Une rencontre qui restera dans l'Histoire.
La faillite des Européens
Cristiano Ronaldo ? Wayne Rooney ? Iker Casillas ? Mario Balotelli ? Tous rentrés à la maison avant les huitièmes. Le Mondial brésilien a perdu plusieurs stars dès le premier tour, incapables d'aider leurs sélections à battre les États-Unis, le Chili ou le Costa Rica.

La faiblesse des Africains
Heureusement que les Algériens nous ont donné des frissons ! Car mis à part les Fennecs, tombés avec les honneurs en prolongation, face à l'Allemagne, les autres nations africaines ont déçu.
Plus préoccupé par de sombres histoires de primes, le Cameroun d'un Samuel Eto'o fantomatique a réédité sa « performance » de 2010, en enchaînant trois défaites.

Le Nigeria est tombé face à la France, le Ghana a seulement arraché un nul à l'Allemagne, alors que la Côte d'Ivoire, qui semblait taillée pour aller défier les Pays-Bas en quarts, s'est arrêtée en poules, battue sur le fil par la modeste Grèce.
On a détesté
Le coup de folie de Suarez
Et dire qu'il ose contester la durée de sa suspension ! Coupable d'avoir mordu l'Italien Chiellini, Luis Suarez a abandonné l'Uruguay sur un geste inacceptable. C'est la troisième fois de sa carrière que l'Uruguayen s'en prend ainsi à un adversaire. Dommage pour la Celeste, qui aurait pu aller plus loin avec son pistolero.
Messi meilleur joueur
La bonne blague de la finale : Lionel Messi a été élu meilleur joueur de la Coupe du monde. Même lui ne semblait pas en revenir. Un choix qui a surpris Sepp Blatter, le président de la Fifa, et qui s'est accompagné d'un torrent de critiques, l'ancien n°10 argentin Diego Maradona allant jusqu'à parler de coup marketing orchestré avec Adidas.
