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Maroc - Comores. Entame pluvieuse mais entame heureuse pour les Lions de l’Atlas dans cette CAN 2025... |
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La joie d’Ayoub El Kaabi et de ses coéquipiers après le retourné sensationnel réussi par le joueur de l’Olympiakos. © Abdel Majid Bziouat / AFP
Le Maroc s’est imposé face aux Comores (2-0), dimanche 21 décembre, en ouverture de la Coupe d’Afrique des nations 2025. Grands favoris de la compétition, les hommes de Walid Regragui ont d’abord manqué d’inspiration, sous le déluge, avant de trouver la faille après le repos.
Le déluge qui s’est abattu sur Rabat, dimanche 21 décembre, n’a pas douché l’enthousiasme des supporters marocains présents au stade Prince Moulay Abdellah. Ces derniers étaient impatients de voir cette 35e Coupe d’Afrique des nations débuter. La deuxième organisée par le royaume chérifien, après celle de 1988, qui doit se terminer par un titre de leurs protégés pour valider les progrès réalisés ces dernières années.
Mais avant de battre les Comores (2-0), pour son premier match, le Maroc a tenu à frapper un grand coup, avec une cérémonie d’ouverture exceptionnelle, qui a notamment vu les artistes Davido et French Montana performer. Cette CAN, qui sera « la plus belle de l’histoire », selon Gianni Infantino, le président de la Fifa, pouvait donc commencer et les Lions de l’Atlas ne l’ont pas entamée du meilleur pied.
Déjà privés d’Achraf Hakimi, resté sur le banc en raison de son entorse à la cheville, subie face au Bayern Munich le 4 novembre dernier, les Marocains ont également perdu Romain Saïss. Capitaine courage lors du Mondial 2022 au Qatar, l’ancien joueur d’Angers Sco a quitté la pelouse en larmes, victime d’une alerte musculaire. « Je n’ai pas voulu prendre de risques. Il fallait des joueurs à 100 % », a déclaré le défenseur central en zone mixte après la rencontre.
Le raté de Rahimi, le bijou d’El Kaabi
Ce coup dur n’était pas le premier de la rencontre pour les hommes de Walid Regragui. Après dix premières minutes brouillonnes, ils avaient cru trouver la faille lorsque M. Ndala, l’arbitre de ce match d’ouverture, a désigné le point de penalty pour une faute sur Brahim Diaz. Mais Soufiane Rahimi, meilleur buteur des Jeux olympiques de Paris 2024, a buté sur Yannick Pandor (11’), le dernier rempart des Cœlacanthes.
Face à un bloc bas avec neuf joueurs recroquevillés dans leurs 25 derniers mètres, les Marocains ont manqué de spontanéité et de créativité pour mettre en danger une défense comorienne bien organisée. Cela n’a pas empêché les supporters de donner de la voix, à grands coups de « Dima Maghrib » (allez le Maroc) ou de « Sir, sir, sir » (vas-y, vas-y, vas-y), un slogan popularisé lors de l’épopée des Lions au Qatar en 2022.
Il a fallu attendre la seconde période pour voir Brahim Diaz débloquer la rencontre. Leader technique de l’équipe, en l’absence d’Hakimi, le joueur du Real Madrid a longtemps illustré les difficultés des Lions de l’Atlas à se montrer dangereux. Il a trouvé la faille sur un centre en retrait de Noussair Mazraoui, dix minutes après le retour des vestiaires (1-0, 55’).
Le succès des locaux a été magnifié par le retourné sensationnel d’Ayoub El Kaabi, tout juste entré en jeu, à un quart d’heure la fin (2-0, 74’). Une touche d’esthétisme bienvenue pour donner du relief à un succès poussif.
Sans Saïss, et peut-être toujours sans Hakimi, le Maroc devra se montrer plus séduisant face au Mali, vendredi 26 décembre, pour confirmer son statut de favori dans la compétition.