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Mais pourquoi Michael Phelps est-il couvert de gros ronds violets ?... |
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Mais quels sont ces mystérieux points violets sur le corps de Michael Phelps ? © Reuters
Avec 19 médailles à son palmarès, Michael Phelps a signé une performance grandiose lors du 4 x 100m libre. Mais au delà de sa performance, ce sont sur les étranges tâches rondes qui couvrent le corps de l'athlète que les internautes se sont arrêtés. Le nageur américain est adepte du "cupping" une technique antique chinoise de médecine douce.
« Michael Phelps s'est probablement endormi sur ses médailles », ironise un internaute sur Twitter. Il y a de quoi se poser des questions. Le corps du nageur américain est constellé de ronds violacés qui ne sont pas passés inaperçus sur Internet. Attaqué par un vampire ? Agressé par une pieuvre ? Rien de tout cela, Michael Phelps a recours au « cupping », une technique chinoise de médecine douce.

Du dopage physiologique
La technique est plutôt simple. Il suffit d'apposer des bocaux ventouses, préalablement chauffés, sur la peau. Une fois refroidi, un effet de succion à lieu, attirant la peau à l'intérieur. Les ventouses vont alors attirer le sang vers les muscles, diminuant la douleur et favorisant la récupération sportive.
Parmi ses autres effets bénéfiques, il est cité que la technique permettrait d'accélérer le rétablissement après une blessure, de traiter des maladies cutanées ou de booster le moral. Michael Phelps n'hésite pas à faire la promotion de cette technique sur les réseaux sociaux.
La technique est autorisée en compétition « C'est du dopage physiologique et non chimique, explique Michel Henry, président de l'association internationale des praticiens de la médecine des ventouses à l'Express. » La technique existe depuis 3 000 ans et provient de Chine. Plusieurs variations existent notamment le « wet cupping » où une légère incision est pratiquée pour sucer un peu de sang et aider à désintoxiquer le corps.
Plusieurs athlètes américains se sont emparé de la méthode comme Alex Naddour, gymnaste américain. « C'est le meilleur investissement de ma vie, indique-t-il à USA TODAY. »

Et ça marche ?
Qu'en dit la science ? Il existe encore peu de preuves scientifiques permettant de confirmer toutes ces vertus. Une étude menée en 2012 et publiée sur le site PLOS ONE dénotait que la technique avait un effet potentiel pour traiter les herpès, l'acné, la paralysie faciale ou l'arthrose cervicale.
Les chercheurs ont indiqué néanmoins qu'il y a un manque important d'études scientifiques fiables sur le sujet. « Un patient peut sentir le traitement et avoir des marques juste après, explique Leonid Kalichman, conférencier à l'université Ben-Gurion de Negev (Israël) au New York Times, et cela peut contribuer à l'effet placebo. »