Loire-Atlantique. Astikoto & la success story du lavage écologique... |
1
Légende 1
Lire aussi
[facebook]
Lire aussi
[facebook]
Le Nantais Jean-Noël Cornuaille a créé le concept de stations de lavage écologique, Astikoto. Une success story qui a permis de créer vingt-cinq emplois.
I will display \U+1F63A

Presse Océan : Comment vous est venue l’idée du concept Astikoto ?
Jean-Noël Cornuaille : « Entrepreneur autodidacte, passionné de sports mécaniques, j’ai toujours regardé le lavage du coin de l’œil car après avoir fait de la moto il faut la nettoyer. Mon épouse et moi avons décidé de lancer, en 2010, la première station de lavage au Cellier, que l’on a baptisé Astikoto, une marque née logiquement ».
Sommaire
[facebook]
C’est un concept écologique ?
« C’est un positionnement évident, c’est l’avenir ! On est écologique sur tous les sujets. Il n’y en a pas un qui est traité sans ce regard. Quand on consomme de l’électricité, de l’eau, quand on utilise des produits de nettoyage, ce sont trois sujets ultra-écologiques. On est très peu aquaphage sur les process de lavage en libre-service. Ainsi, on utilise un seul savon biodégradable à 99 % et seulement sept litres d’eau à la minute, soit 57 litres d’eau pour une berline, contre 200 litres chez un particulier et moins de 30 % que chez les autres professionnels ! Et nous recyclons 50 % de l’eau utilisée. Nous allons vers l’autosuffisance de l’alimentation électrique et proposerons, dès septembre, des produits de lavage 100 % naturels à base de légumes et de fruits bios, grâce à un fabriquant allemand, pour la carrosserie, la capote, les jantes, les chromes. En fait, dans 95 % des cas, quand on nettoie sa voiture, on surintervient avec des produits dix fois trop puissants et agressifs. Il faut travailler sur la méthode avec le minimum de produits. Par exemple, on nettoie l’intérieur d’une voiture avec de la vapeur saturée à 180 ° sans utiliser, ou quasiment pas, de produit avec seulement deux litres d’eau. Pas consommer c’est déjà écologique. C’est en permanence dans notre démarche ».
Ce choix environnemental vous a-t-il permis de percer dans ce milieu concurrentiel ?
« Fondamentalement. J’ai eu des difficultés au départ car j’étais tout seul à porter ce sujet environnemental. Mais nous avons fait notre trou dans le milieu. Nous sommes le petit Poucet au niveau national mais localement, nous avons pris une part importante. C’est un métier de proximité et de fidélisation. Comme la boulangerie.
« L’autre volet est l’humanisation du service et du commerce, avec au moins une ou deux personnes pour aider et assister. On développe 55 prestations, de la protection de carrosserie à la réparation de cuir, pour les autos et les motos ou camping-cars. Nous proposons trois offres : un libre-service avec assistance si nécessaire, un nettoyage que nous assurons et, enfin, une boutique de soins esthétiques pour l’automobile… une sorte d’Yves Rocher de l’auto » ».
Combien existe-t-il d’Astikoto aujourd’hui ?
« Nous avons mis en place un système de franchises. Nous venons d’ouvrir le douzième dans la région nantaise. C’est un métier de proximité. Les clients cherchent un centre proche de chez eux où ils ont leurs repaires. Nous avons un métier d’exploitant avec celui du Cellier, le pilote, et une première tranche de dix centres en franchise. Nous avons fait une levée de fonds de 275 000 € pour nous structurer et accélérer le développement. Nous cherchons maintenant dans les villes dans un rayon de cent kilomètres ».
Vous avez une politique volontariste en termes social ?
« Nous sommes dans une démarche RSE (responsabilité sociétale des entreprises). C’est un vrai métier, nous assurons plus de 170 heures de formation, dotons les sites avec du matériel haut de gamme ergonomique et nous voulons donner du sens à l’entreprise à nos franchisés. L’entreprenariat est un peu une folie, mais il y a une réelle satisfaction à se lever le matin. On n’entreprend pas pour être malheureux. Nous voulons donner du sens à tout cela. Comme c’est le cas pour Manu et Maïté à Rezé qui ont investi personnellement dans leur centre à Rezé ».
Jean-Noël Cornuaille en bref
Jean-Noël Cornuaille, 58 ans, a fondé, en 2010, le concept Astikoto, avec sa femme Marilyne et créé cinq emplois. Au total Astikoto représente 5 M€ d’investissement dans la région nantaise à travers les douze centres et 25 emplois ont été créés.