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Loire Atlantique - Basket. « C’est là que je m’épanouis le mieux » : Laure Dauvin, solide bâtisseuse de l’ALPCM... |
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Laure Dauvin est sans conteste l’une des guides de son équipe dans ce bassin tout nouveau de la Nationale 1 pour club nantais. © Baptiste Mura
Joueuse la plus âgée de l’ALPCM, Laure Dauvin ne cache pas son bonheur de retrouver la Nationale 1 avec Nantes.
Elle a le verbe aussi vif que le regard sur le terrain, qu’elle foule de nouveau dans une division qu’elle affectionne plus que tout. L’arrière Laure Dauvin est une joueuse d’expérience de l’ALPCM depuis trois saisons. Ce port d’attache rejoint pour des choix professionnels a su séduire la trentenaire (pour encore un an) au bagage déjà costaud.
« Je pense beaucoup aux volleyeuses et handballeuses »
Cela faisait cinq ans que j’avais quitté la division (alors à Thouars) «
et j’ai pu constater à quel point cela s’était densifié. Le fossé entre la N2 et la N1 est énorme. Tout est multiplié au niveau des exigences mais aussi au niveau structurel et financier, tu rentres dans une autre dimension où le professionnalisme prend une part de plus en plus présente
, rappelle cette dernière. Il a fallu digérer les codes, savoir que l’on ne serait pas sur un pied d’égalité par rapport à certaines autres formations. Mais je crois qu’après six mois, on démontre que l’on fait plus qu’exister.
La Coupe de France, on se sentait dans une vraie belle dynamique collective et en étant appliquée et respectueuse, on a démontré que nous avions les armes pour exister, y compris face aux grosses cylindrées comme Sceaux.
»
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Chef de chantier dans la vie, Laure Dauvin l’est également sur le terrain, apportant le cadre et la sérénité dans une équipe restant soudée malgré des prérogatives liées à des rythmes quotidiens bien différents pour certaines. Reste que la Briochine est «
ravie de retrouver la Nationale 1. C’est là que je m’épanouis le mieux, c’est vraiment une opposition qui, je le sens, me correspond. Je me plais énormément à Nantes, où je trouve une véritable stabilité entre ma vie professionnelle et ma vie de basketteuse. Je suis très fière aussi qu’on puisse porter aujourd’hui l’image de ce basket féminin nantais qui a souffert et qui, je l’espère, montre des valeurs fortes. Je pense beaucoup aux volleyeuses et handballeuses, qui ont payé le prix fort ces deux dernières années. Pour une ville comme Nantes, il faut se serrer les coudes et aller dans le même sens. »