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Ligue 1. Daniel Bravo : « Angers Sco est un exemple »

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photo daniel bravo, ici aux côtés de christophe josse. © panoramic 2

Daniel Bravo, ici aux côtés de Christophe Josse. © Panoramic

Ce mercredi après-midi, à 17 h, Angers Sco affronte le Paris Saint-Germain (Ligue 1) au Parc des Princes. Daniel Bravo, ancien professionnel passé notamment par le club de la capitale et aujourd’hui consultant à beIN SPORTS, livre son ressenti sur ces deux clubs.

Quel est votre regard sur la situation du PSG depuis l’élimination face au Real Madrid ?

Je pense que les critiques sont dures vis-à-vis de Paris. Évidemment, il y a eu de gros investissements de faits avec Neymar, avec Mbappé. Et par rapport à ça, les critiques liées à l’élimination sont sévères. Moi, j’ai plus d’indulgence parce que je sais qu’avoir une ambition telle que celle de Paris en Ligue des Champions, c’est compliqué. Ce n’est pas parce qu’on investit que l’on est sûr de réussir. Et surtout, le PSG a perdu contre le Real, qui a gagné trois fois la Ligue des Champions en quatre ans. Et au retour, c’était sans Neymar. Je trouve que tout ce qui se dit est un peu sévère. Il y en a beaucoup qui attendaient ça pour se faire plaisir et ils le font. Moi, je ne fais pas partie de ceux-là. Je suis déçu car je pense que Paris avait les moyens de mieux faire mais en face, il y avait le Real. Et le Real reste encore un de prétendants à la victoire finale.

« À l’aller, l’écart entre le Real et Paris était minime »

Le match retour fut raté mais c’est surtout à l’aller que ça s’est joué…

Oui. Ça tient à peu là-bas. Ça aurait pu basculer en faveur de Paris, ça a basculé en faveur du Real. Ça n’est pas anodin car le Real a une grosse expérience de ces matches-là. Ses joueurs ne commettent pas d’erreur. Mais on a vu à l’aller que l’écart entre les deux équipes était minime. Au retour, il était plus évident car Neymar n’était pas là et le résultat du match aller avait permis au Real de gagner en confiance. C’est comme ça mais ça ne remet pas en cause les ambitions et le projet parisien.

Pour Daniel Bravo, l'écart entre le Real Madrid de Marcelo et le PSG de Mbappé était minime à l'aller, en Espagne.
Pour Daniel Bravo, l'écart entre le Real Madrid de Marcelo et le PSG de Mbappé était minime à l'aller, en Espagne. | AFP

Êtes-vous surpris des déclarations de certains joueurs du PSG depuis cette élimination ?

Dans un club, c’est dans les moments où ça ne va pas que l’on voit vraiment l’état d’esprit des joueurs et l’ambiance générale. Je trouve les déclarations d’Alves (à TV Globo) malvenues parce qu’il a montré certaines limites. Il a d’ailleurs dit lui-même qu’il était trop payé par rapport à ce qu’il est aujourd’hui. Dans ces cas-là, je trouve qu’il faut faire profil bas, être solidaires. Thomas Meunier (à la RTBF) se plaint qu’Alves a un statut et que c’est plus le statut qui est pris en compte que la valeur du joueur. Il a tout à fait raison là-dessus. Maintenant, Meunier, à l’aller, il est rentré et n’a pas été super. Je pense que les joueurs doivent être prudents et que dans ces moments où c’est un peu difficile, il vaut mieux éviter de parler.

« En Ligue 1, Paris est trop craint »

Vous évoquiez l’écart minime entre le Real et le PSG. Au niveau du championnat de France, l’écart n’est-il au contraire pas trop grand entre le PSG et quasi toutes les autres équipes…

Oui, c’est sûr. C’est un problème parce que Paris est trop fort et parce que les autres équipes les craignent trop entre guillemets. J’ai vu beaucoup d’équipes changer leur système, jouer à cinq défenseurs alors qu’ils ne le font jamais d’habitude. Ils jouent à cinq contre Paris parce qu’ils se disent : de toute façon, contre eux, on ne peut pas jouer, donc on va bétonner. Quand je vois le championnat espagnol, je m’aperçois que n’importe qui peut battre le Real ou le Barça parce que les autres équipes n’ont pas plus peur que ça. Elles se disent que, de toute façon, elles n’ont rien à perdre donc ils jouent à fond et parfois, certaines réussissent l’exploit. Dans notre championnat, je trouve que Paris est trop craint et Paris est trop fort. La preuve, chaque fois, sans forcer leur talent, ils gagnent par trois, quatre, cinq buts d’écart. Ça peut être un problème mais je ne crois pas que ce soit l’unique.

Daniel Bravo, consultant sur beIN SPORTS, estime qu'Angers Sco n'est pas à sa place actuellement.
Daniel Bravo, consultant sur beIN SPORTS, estime qu'Angers Sco n'est pas à sa place actuellement. | Panoramic

Stéphane Moulin a clairement dit que le Sco avait ciblé le match de Caen de samedi…

Oui mais ils joueront quand même le match à fond. Angers est plutôt performant à l’extérieur et il est capable de faire déjouer Paris. Je trouve que le Sco n’est pas à sa place. Le discours est réaliste quand Stéphane Moulin dit que Paris est sur une autre planète. Maintenant, ça ne veut pas dire qu’ils vont lâcher le match.

« Le Sco n’a rien à faire dans le bas du classement »

Quel est votre ressenti sur cette équipe d’Angers ?Je suis content de voir que ça va mieux. Je n’en ai jamais douté. En début de saison, je les ai trouvés bons. J’aime bien ce club, son entraîneur, Olivier Pickeu (le manager général)… Je trouve que c’est un club bien structuré. Après, malheureusement, ils ont fait beaucoup de matches nuls, pas su gagner des matches à leur portée. Mais ils se sont bien repris, c’est le principal. La logique a repris le dessus pour un club qui, je le répète, n’a rien à faire dans le bas du classement. Pour moi, Angers doit être à mi-classement voire plus haut.

Lorsque l’équipe était en difficulté, Stéphane Moulin a été prolongé à son poste, ce qui n’est pas commun dans ces cas-là. Quelle vision avez-vous par rapport à ça ?

J’ai souvent tendance à citer ce club en exemple car je trouve que c’est un club qui travaille bien, qui a désormais les infrastructures pour, un centre de formation… Voilà comment les clubs français doivent travailler. Tout le monde est à sa place, tout le monde est professionnel et les gens sont compétents. Je vois ce club perdurer en Ligue 1, c’est un modèle de travail, de ce que doivent faire les clubs français ayant des moyens limités, pour exister dans le championnat.

 
Recueilli par Emmanuel Esseul   Ouest-France  

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