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Letellier : « Avoir une aussi belle carrière que Greg »... |
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Alexandre Letellier a disputé son premier match en Ligue 2, vendredi, à Niort. © Archives Blandine Lempérière
Ligue 2. Angers. Au Sco depuis 2010 après être passé par le centre de formation du PSG, Alexandre Letellier, 22 ans, a fait ses grands débuts en championnat contre Niort. Une étape de plus pour celui qui gravit les échelons un à un.
Entretien
Alexandre Letellier, gardien d'Angers Sco.
À 22 ans, vous avez effectué vos débuts en Ligue 2 contre Niort, enfin ?
C'est quelque chose que j'attendais, il fallait être patient. Après mes trois matches de coupe de la Ligue cette saison, c'était ma quatrième participation à une rencontre officielle. Ça fait plaisir. Le championnat, c'est une approche différente car ce ne sont pas des matches couperets.
Peut-être que vous vous attendiez à jouer plus tôt en championnat dans la saison, non ?
En tant que doublure, on doit se tenir prêt en cas de soucis du n° 1. C'est arrivé tard dans la saison car Greg (Malicki) a fait tous les matches. J'ai eu de la chance de débuter contre Niort, avec une équipe qui tourne bien. C'est un plus. Si jamais on n'était moins bien, c'est clair qu'il y aurait eu plus de pression. Bon là, il y en a eu quand même car tous les points sont importants pour nous en ce moment.
Il y a eu aussi cet épisode guingampais en début d'année 2013 où vous deviez jouer (le match avait finalement été reporté)...
Je m'étais préparé à le disputer, j'attendais ce match... Malgré le terrain qui était impraticable, moi je voulais quand même jouer (rires) ! Mais c'était mieux pour la santé des joueurs de le reporter.
Comment jugez-vous votre prestation de vendredi soir ?
C'était important de ne pas prendre de but. Je suis satisfait sur ce point. Après, je suis content de certaines choses, moins sur d'autres aspects. C'est à voir et à discuter. Il m'a fallu un bon quart d'heure pour trouver mes repères. Je me suis mieux senti ensuite, j'ai pris beaucoup de plaisir sur le terrain. Il y a eu cette parade sur la ligne à la suite d'une tête niortaise, ça met en confiance.
Comment on trouve sa place au quotidien dans un groupe lorsqu'on est gardien n° 2 ?
Il faut se préparer comme le n° 1 et bosser, bosser, bosser pour devenir le premier choix un jour. Ce n'est pas parce qu'on est doublure qu'il ne faut rien faire. En prime, la doublure se doit d'apporter une énergie positive dans le groupe, être présent pour les autres. Il faut rester concerné, tout le temps. À Angers, j'ai fait étape par étape depuis mon arrivée en 2010 : d'abord n° 3, puis n° 2 bis avec quelques apparitions dans le groupe en fin de saison dernière, puis cette année en tant que vrai n° 2.
Quelles sont vos relations avec Grégory Malicki, il y a quand même une génération d'écart entre vous ?
On s'entend très bien, sur le terrain et en dehors. Je suis un peu comme un petit frère avec lui. C'est ce qui fait qu'on s'entend super bien. Puis pour l'anecdote, c'est toujours sympa de jouer mon premier match de Ligue 2 là où lui-même a débuté avec Niort. J'espère avoir une aussi longue et belle carrière que lui.
Comment jugez-vous sa saison ?
Il nous a rapporté beaucoup de points. Il a été décisif dans les moments important. J'espère qu'il va gagner le trophée de meilleur gardien du championnat cette saison.
Recueilli par Valentin MARCINKOWSKI.
Ouest-France