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Le Mans. Quatre gilets jaunes en garde à vue après l’action devant la maison de Marlène Schiappa... |
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Le Mans. Quatre gilets jaunes en garde à vue après l’action devant la maison de Marlène Schiappa
Quatre gilets jaunes sarthois ont été placés en garde à vue ce lundi 17 juin 2019 au Mans. Ils sont soupçonnés d’être impliqués dans l’action menée le samedi 25 mai devant la maison de secrétaire d’État, Marlène Schiappa, qui avait déposé plainte.
Trois hommes et une femme : quatre gilets jaunes sont en garde à vue, ce lundi 17 juin 2019, au commissariat central du Mans, boulevard Paixhans.
Ils sont soupçonnés d’être impliqués dans l’action menée le 25 mai dernier peu après minuit devant la maison de Marlène Schiappa, au Mans.
La secrétaire d’État, réveillée en pleine nuit par des bruits de pétards, avait vivement réagi, évoquant notamment « des slogans agressifs, des menaces de mort ». Marlène Schiappa avait déposé plainte le lundi suivant dans un commissariat parisien.
« Si la plainte est déposée contre X
», précise l’hebdomadaire Le Point, elle vise néanmoins un membre des Gilets jaunes précis « dont le nom est cité dans le procès-verbal signé par Marlène Schiappa
».
Deux figures des gilets jaunes sarthois et manceaux figurent parmi les quatre personnes qui ont été placées en garde à vue ce lundi 17 juin au commissariat Paixhans, devant lequel un petit groupe de soutien était positionné, dans le calme, à la mi-journée.
Les quatre militants étaient convoqués ce lundi 17 juin à Paixhans dans le cadre de l’enquête ouverte après la plainte de Marlène Schiappa. « Nous, on était convoqués vendredi matin mais on est sortis au bout de 35 minutes
», comparent deux hommes en face du commissariat. « À ce tarif-là, pourquoi ils ne mettent pas tous les gilets jaunes en garde à vue ?
», se demandent deux femmes en colère. D’après le petit groupe de soutien, l’action du 25 mai, qui n’était « pas prévue
», s’était déroulée « sans violence
».
Selon les informations du Point, que nous avons pu nous faire confirmer, les qualifications des faits reprochés aux gilets jaunes sont « troubles à la tranquillité d’autrui par agression sonore
», « injures publiques en raison de son sexe
», « outrage à une personne chargée d’une mission de service public
», « violence commise en réunion sans incapacité
».