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La question du jour. Jeux olympiques d’hiver 2026 : avez-vous suivi les performances des athlètes français ?... |
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La France termine 6e au classement des nations des JO de Milan Cortina avec 23 médailles dont huit titres. © AFP
Avec 23 médailles dont huit titres, deux nouveaux records, et une sixième place au classement des nations, la France a réussi ses JO de Milan Cortina grâce surtout à la moisson historique du biathlon qui cache aussi quelques déceptions, notamment en slalom et en snowboard.
Contrairement aux Jeux d’été 2024 à Paris, les Bleus n’ont pas réussi à terminer dans le Top 5 au tableau des médailles, éjectés in extremis par le bobsleigh allemand. Mais le bilan reste très bon avant les prochains JO d’hiver en 2030 dans les Alpes françaises.
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Le biathlon super star
Treize médailles dont six titres sur les onze en jeu : la France a annexé le biathlon dans des proportions record à Anterselva. Mention spéciale à Julia Simon, sacrée dans l’individuel, Océane Michelon couronnée en mass start et Quentin Fillon Maillet vainqueur du sprint. Ce dernier est devenu au passage l’athlète français le plus médaillé de l’histoire (9 dont 5 en or), Jeux d’hiver et d’été confondus.
La France est aussi la première nation à remporter les trois relais – mixte, masculin et féminin – lors d’une même édition des Jeux, un exploit que même la grande Norvège n’a jamais réalisé. Au total, les biathlètes ont remporté 56 % des médailles françaises et 75 % des titres. Un festival, mais aussi une biathlon-dépendance manifeste.

Julia Simon, sacrée dans l’individuel, Océane Michelon couronnée en mass start. AFP
Cizeron et Fournier Beaudry plus forts que la pression
Ils étaient attendus et, malgré une immense pression, ont su être au rendez-vous. Guillaume Cizeron et Laurence Fournier Beaudry, Canadienne naturalisée française, ont décroché l’or en danse sur glace après tout juste un an de collaboration. En dix mois, on est passé de ne jamais avoir fait deux pas ensemble à être champions olympiques
, a résumé auprès de l’AFP Cizeron, premier patineur sacré avec deux partenaires différentes après sa victoire avec Gabriella Papadakis en 2022.
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Le couple a réussi à triompher alors qu’il était confronté à un contexte lourd, avec la sortie du livre de Papadakis accusant Cizeron d’avoir exercé une forme d’emprise
sur elle, ainsi que les accusations de maltraitance sexuelle
visant Nikolaj Soerensen, l’ancien partenaire de Laurence Fournier Beaudry.

Laurence Fournier Beaudry et Guillaume Cizeron lors de leur échauffement avant de remporter la médaille d’or de danse sur glace. AFP
De toutes les couleurs en ski-alpinisme
L’argent d’Emily Harrop et le bronze de Thibault Anselmet en sprint individuel, puis l’or ensemble en relais mixte : le ski-alpinisme français en a vu de toutes les couleurs à Bormio pour les débuts de la discipline aux JO. On espère que ça va faire grandir notre sport et que notre aventure olympique va continuer
, a déclaré Emily Harrop, alors que le ski-alpinisme n’est pas encore certain d’être retenu pour les JO-2030. Le duo tricolore a en tout cas fait ce qu’il fallait pour défendre ce sport dont le format très court aux JO a soulevé des critiques alors qu’il s’épanouit surtout sur la durée et dans la nature.
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Les fondeurs aux premières loges
Premier médaillé français de ces JO, Mathis Desloges a crevé l’écran dans le Val di Fiemme en remportant deux médailles individuelles, à chaque fois en argent, lors du skiathlon, puis dans le 10 km. Le skieur de Villard-de-Lans a enchaîné avec ses coéquipiers pour décrocher une troisième médaille d’argent en relais derrière la Norvège de l’intouchable Johannes Klaebo. Largement la plus belle
pour l’Isérois de 23 ans qui a l’avenir devant lui.
Le slalom enfourche
Les slalomeurs cultivaient de grands espoirs avec Clément Noël, champion olympique en titre, et Paco Rassat, la révélation de l’hiver. Mais leur aventure a viré au cauchemar lorsqu’ils ont tous les deux enfourché pour quitter Bormio par la petite porte. Comme tout le ski alpin masculin, qui n’a pas décroché une seule médaille pour la première fois depuis Vancouver en 2010, sachant que Nils Allègre est passé à 3/100es du podium en super-G. La consolation est venue des femmes avec la superbe médaille d’argent de Romane Miradoli en super-G.

Clément Noël, champion olympique en titre, est reparti bredouille de Milan Cortina. Getty Images via AFP
Le snowboard et le skicross s’enlisent
Débarqué en nombre et avec beaucoup d’ambitions derrière Chloé Trespeuch, porte-drapeau de la délégation française avec Clément Noël, le snowboard français est reparti avec une seule médaille, le bronze de Loan Bozzolo et Léa Casta dans le cross mixte. Pour le reste : une kyrielle de places d’honneur sur un parcours très critiqué car jugé trop plat et facile par les Bleus.
Même verdict pour le skicross, toujours à Livigno, qui repart carrément bredouille, douze ans après le triplé historique de Sotchi. Là encore, le parcours a été décrié et Youri Duplessis-Kergomard a pesté contre une piste verte
où même sa mère arrive en bas
. Dans l’ensemble, Livigno a été un endroit maudit pour les Bleus qui ont également déçu dans les disciplines acrobatiques.