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L’équipe de France de Para Judo s’entraîne à Beaucouzé... |
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L’équipe de France de Para Judo s’est entraînée à Hors Zone, la nouvelle salle de sport située à Beaucouzé. © CO
Cette semaine, l’équipe de France de Para judo se réunit à Angers pour un stage de préparation à diverses compétitions internationales prévues cet été. Ce mercredi 2 juillet, les athlètes malvoyants, non voyants et sourds ont réalisé des tests physiques dans la salle Hors Zone de Beaucouzé.
En poussant les portes de la toute récente salle de sport Hors Zone ce mercredi matin, on pouvait entrer dans l’intimité de l’équipe de France de Para Judo. Tests physiques poussés, staff complet, chambrages à tout va, en bref, un décor habituel aux stages de sportifs de haut niveau.  On les considère comme des athlètes avant tout et non pas comme des personnes en situation de handicap. Il faut les guider au quotidien, notamment dans la logistique, mais une fois qu’ils grimpent sur le tatami ou qu’ils commencent l’entraînement, on a la même exigence qu’avec les validesÂ
, témoigne Antoine Hays, le directeur du Para Judo français, originaire du Saumurois.
Des échéances internationales à venir
Ce dernier supervise ses troupes qui enchaînent des sessions intensives sur un rameur, puis les aide à se repérer dans l’espace. Les corps sont soumis à rudes épreuves, car le calendrier à venir est chargé, comme le rappelle Antoine Hays :  C’est un stage de préparation physique et de cohésion. C’est le début pour nous d’une longue période estivale de compétition qui s’étale jusqu’au mois de novembre. Les plus jeunes préparent les Jeux Européens Paralympique de la Jeunesse qui se déroulent à Istanbul fin juillet, les seniors malvoyants ont les championnats d’Europe en Géorgie en septembre et enfin, il y a les Deaflympics à Tokyo en novembre, ce sont les Jeux olympiques dédiés aux sourds, qui ont toujours lieu un an après les JOÂ
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Ces Jeux Paralympiques de Paris 2024, dont la délégation française de judo est repartie avec 4 médailles, ont figé la fin d’un cycle. Un nouveau chapitre s’est donc ouvert à Angers.  On repart avec de nouveaux objectifs, avec un nouveau groupe et on souhaitait le faire ici, notamment dans ce lieu où l’on bénéficie d’installations de grande qualité, parfaitement adaptées au public malvoyantÂ
, décrit le patron des Bleus, sous les yeux émerveillés du créateur de la salle, Bernard Bodin, ravi de pouvoir faire profiter à ces athlètes handicapés de ses équipements, tous fabriqués en France.