|
JO 2030. « Un coût exorbitant » pour la ville de Nice selon Éric Ciotti : Lyon pourrait-il être une solution de repli ?... |
1
Le succès d’Éric Ciotti, fraîchement élu maire de Nice, pourrait poser des problèmes aux organisateurs des Jeux olympiques d’hiver en 2030 dans les Alpes françaises. © SEBASTIEN NOGIER / EPA/MAXPPP
Plan A, plan B, ou relocalisation à Lyon ? L’incertitude plane sur l’accueil à Nice des épreuves de glace des Jeux olympiques 2030 avec l’arrivée à la mairie d’Éric Ciotti, qui s’était déclaré opposé au choix de certaines infrastructures prévues par les organisateurs.
Depuis l’élection d’Éric Ciotti (UDR) à la mairie de Nice, la ville de la Côte d’Azur est au centre des interrogations des JO d’hiver 2030. Nice doit accueillir le pôle de glace, soit les épreuves de hockey, le patinage artistique, le short-track et le curling, sans oublier la cérémonie de clôture, selon la carte des sites qui doit être définitivement arrêtée fin juin.
« Selon les projections, environ 60 % des recettes totales devraient provenir des événements organisés à Nice », soulignait en mars 2025 un rapport de l’Inspection générale des finances obtenu par l’AFP, qui attirait l’attention sur « la forte dépendance des recettes de billetterie au cluster niçois ».
Un coût exorbitant pour Nice ?
Sous réserve de faisabilité, le projet actuel des organisateurs prévoit de recouvrir d’un toit temporaire le grand stade de la ville (l’Allianz Riviera), où joue l’OGC Nice en Ligue 1 pour y aménager deux patinoires de hockey sur glace. Le village olympique serait construit à proximité, tout comme un grand complexe sportif qui abriterait une nouvelle patinoire pérenne dédiée au patinage artistique.
Cet ouvrage s’affiche à 186 millions d’euros, aléas compris, dans les prévisions budgétaires adoptées en janvier par la Solideo, l’établissement public chargé de livrer les ouvrages olympiques. Il est prévu que la ville de Nice participe à hauteur de 20 % à l’opération, selon des documents financiers obtenus par l’AFP. Une somme jugée « exorbitante » par le nouveau maire UDR, qui refuse catégoriquement de l’aménagement de l’Allianz Riviera pour une telle somme.
« Aujourd’hui il y a une discussion et s’il n’y a pas de plan A, il y aura un plan B. Mais je souhaite de tout cœur que le plan A puisse être appliqué », a déclaré mercredi Renaud Muselier, président de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, souhaitant qu’une solution soit trouvée d’ici fin avril.
La relocalisation à Lyon, un cuisant désaveu ?
Mais peu d’alternatives - avec une capacité suffisante - existent dans le sud-est : le rapporteur Frédéric Maillot avait mis en avant les « alternatives sérieuses et nettement moins onéreuses », « en partie étudiées » dans le rapport de l’inspection générale, que représentaient la patinoire olympique de Marseille inaugurée en 2009, ou celle de Pralognan-la-Vanoise (Savoie) qui a servi pour les Jeux de 1992.
Lire aussi : JO 2030. L’élection d’Éric Ciotti pose un « réel problème » : le président de la Région Paca envisage un plan B
Il évoquait également déjà la LDLC Arena de Lyon qui accueillera, avec l’Accor Arena de Paris, les championnats du monde de hockey sur glace en 2028, une piste avancée par plusieurs médias tout comme celle du parc des expositions de Chassieu près de Lyon, qui peut offrir jusqu’à 16 000 places.
Une relocalisation de tout ou partie du pôle glace serait cependant un cuisant désaveu pour Renaud Muselier, puisque les deux régions PACA et Auvergne-Rhône-Alpes sont censées se partager les épreuves.