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JO 2030. « Concilier exigence écologique et performance sportive », le gouvernement donne le cap des Jeux en France... |
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Mathieu Lefèvre, ministre délégué à la Transition écologique, a tenu a rappelé le cap des Jeux d’hiver 2030, organisés en France. © XOSE BOUZAS / AFP
Mathieu Lefèvre, ministre délégué à la Transition écologique, a rappelé l’intention de faire des Jeux olympiques d’hiver 2030 organisés en France, les plus sobres de l’histoire. Une ambition qui semble coller aux attentes des Français.
Les Jeux olympiques 2030 dans les Alpes françaises seront « les plus sobres jamais organisés » en matière environnementale, a souhaité vendredi le ministre délégué à la Transition écologique Mathieu Lefèvre, à l’heure où l’Italie ouvre vendredi ses JO d’hiver. « On se donne les moyens d’agir sur tous les leviers. Sur le transport, qui représente environ 60 % du coût carbone des Jeux, avec une offre de transport décarbonée pour l’ensemble des billets. Sur la question de l’alimentation », du plastique recyclable, de l’artificialisation, avec « seulement quinze hectares qui vont être artificialisés », a détaillé le ministre, interrogé sur France 2.
« On peut continuer à concilier performance écologique et exigence sportive »
L’empreinte carbone des Jeux de 2030, estimée sur la base du dossier de candidature, devrait se situer entre 689 000 et 804 000 tonnes équivalents CO2, détaille un document de l’Assemblée nationale en date du 10 décembre. Il est cependant encore difficile d’anticiper avec précision les estimations d’émissions des JO 2030, notamment du fait que la carte des sites, devant attribuer les compétitions des différentes disciplines à chacun des quatre grands pôles, ne sera arrêtée qu’en juin.
De plus, des études récentes sont venues alerter sur les effets réels des Jeux olympiques sur le climat en prenant notamment en compte les émissions des sponsors, et sur la sécurité et l’équité des compétitions dans le contexte de réchauffement climatique. « C’est deux et demi fois moins que les Jeux de Paris qui étaient d’ores et déjà exemplaires au plan environnemental », a toutefois assuré le ministre au sujet du chiffre de 800 000 tonnes.
Les JO d’hiver 2026 qui ouvrent vendredi en Italie annonçaient en 2023 une empreinte carbone prévue à un million de tonnes de CO2 équivalent, mais le comité d’organisation a déclaré qu’il prévoyait de produire 2,4 millions de mètres cubes de neige artificielle, ce qui nécessitera 948 000 mètres cubes d’eau.
« On peut continuer à concilier performance écologique et exigence sportive », a toutefois espéré vendredi M. Lefèvre. « Il y a deux solutions, soit on se dit qu’on ne fait plus rien dans la vie, qu’on est incapables d’organiser des choses. Soit on se dit qu’on fait une écologie pragmatique qui regarde les sujets avec grande attention et qui à la fin apporte des réponses aux territoires montagnards qui sont les premiers concernés par le dérèglement climatique », a également dit Mathieu Lefèvre.