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JO 2028. Le retour des tests génétiques de fémininité pose des « questions éthiques et scientifiques majeures »... |
Ce jeudi 26 mars 2026, le Comité International Olympique (CIO) a rétabli officiellement les tests de fémininité avant les épreuves des Jeux olympiques. Un retour qui sera donc en vigueur pour les JO 2028 de Los Angeles (États-Unis), qui pose « des questions éthiques et scientifiques majeures », selon le Comité national olympique et sportif français (CNOSF).
Le Comité olympique et sportif français (CNOSF) a estimé jeudi que les tests de féminité rétablis par le CIO en vue des Jeux de Los Angeles-2028 soulèvent des questions éthiques et scientifiques majeures
, sans compter les difficultés pratiques
dans l’Hexagone où ces tests ne sont pas autorisés.
Près de trente ans après y avoir renoncé, le Comité international olympique a rétabli les tests génétiques de féminité à compter des Jeux de Los Angeles, bannissant ainsi du sport féminin les athlètes transgenres et une grande partie des athlètes intersexes.
« Des questions éthiques et scientifiques majeures »
Dans une déclaration transmise à l’Agence France-Presse, le CNOSF prend acte de la clarification apportée
par le CIO et souligne que jusqu’à présent, la volatilité des règles et les hétérogénéités importantes d’un sport à l’autre ou parfois entre les niveaux national et international au sein d’un même sport constituaient des éléments perturbants pour les fédérations, affectant la préparation sereine des athlètes
.
Toutefois, ajoute l’instance, la position annoncée ne permet pas de répondre à l’ensemble des interrogations.
Même si le CNOSF relève que la politique du CIO prend en compte certaines situations particulières, les tests SRY évoqués soulèvent en effet des questions éthiques et scientifiques majeures pour l’ensemble des personnes concernées
, développe le comité.
Il estime également que des difficultés pratiques se posent, notamment en France, où la réalisation de tels tests se heurtera aux dispositions des lois bioéthique et du code civil, qui, à date, interdisent leur mise en œuvre dans les laboratoires de notre pays
, en allusion notamment à la loi bioéthique de 1994.
Le CNOSF met en avant l’importance d’un travail collectif avec les pouvoirs publics, le mouvement olympique et sportif et les experts compétents, afin de progresser de manière concertée sur ce sujet complexe et sensible, dans le respect à la fois des droits fondamentaux des personnes concernées et de l’intégrité des compétitions
.
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Le CIO a précisé qu’il reviendrait aux fédérations internationales et aux instances sportives nationales d’organiser ces tests chromosomiques, qui devront être passés une seule fois dans la vie de l’athlète
. Ces politiques sont déjà en vigueur depuis l’an dernier dans trois disciplines (athlétisme, boxe et ski).