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JO 2026. Un retour qui tombe à pic : Federica Brignone vers un premier titre olympique à domicile après sa blessure ?... |
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Federica Brignone a repris la compétition deux semaines avant les JO, après neuf mois sans compétition à la suite d’une double fracture tibia péroné. © MARCO BERTORELLO / AFP
Dix mois après sa grave blessure à la jambe gauche, l’Italienne Federica Brignone va disputer ses cinquièmes Jeux olympiques, à domicile qui plus est, à Cortina (6-22 février). La skieuse italienne, 35 ans, vit déjà comme une victoire son retour. L’or olympique, le seul titre qui lui manque, serait la cerise sur le gâteau.
Et si c’était la belle histoire de ces JO d’hiver 2026 de Milan-Cortina, côté italien ? Federica Brignone peut-elle aller chercher la médaille d’or olympique, celle qui manque à son palmarès nanti de deux titres mondiaux, trois médailles olympiques (deux en bronze, une en argent), et de deux globes de cristal (2020 et 2025) ? Sur le papier, oui, au vu de ses performances passées. Mais la réalité est tout autre.
La skieuse italienne l’admet volontiers : Après ce qu’il m’est arrivé, être au départ de ce géant est déjà une grande victoire, cela sera quelque chose de fantastique.
Ce géant dont elle parle, c’est celui de Kronplatz à l’issue duquel elle a pris la sixième place, mardi 20 janvier. Le tout plus de neuf mois après avoir chaussé les skis en compétition pour la dernière fois. Retour en arrière. Le 3 avril 2025, elle prend part aux championnats d’Italie après une saison où elle termine en tête de la Coupe du monde, ainsi que victorieuse du globe de la descente et du slalom géant. Une compétition au cours de laquelle elle subit une grave blessure. Bilan : double fracture tibia péroné, des objectifs olympiques qui prennent du plomb dans l’aile. Le tout quelques jours après avoir bouclé la meilleure saison de sa carrière.
Des douleurs quotidiennes
Alors, à 35 ans, le défi est d’autant plus beau pour la skieuse du Val d’Aoste, car ces Jeux se disputent dans son Italie. Première Transalpine à remporter le gros globe de cristal, de sérieux espoirs de médaille étaient placés en elle, avant que son élan ne soit brisé par cette blessure. Opérée en urgence à la suite de sa chute, elle a subi une nouvelle intervention chirurgicale en juillet dernier. Elle n’a pu rechausser les skis qu’à l’automne, en novembre. Et a retrouvé la sélection italienne fin décembre pour cumuler seulement treize journées d’entraînement
avant de reprendre à Kronplatz.
Derrière, l’entraînement a repris pour préparer trois épreuves aux JO : la descente, tout d’abord, dimanche 8 février, avant le super-G, jeudi 12 février, puis le géant, dimanche 15 février. Un programme copieux pour celle qui a l’or olympique toujours dans un coin de la tête. Ce qui la pousse à surpasser la douleur liée à cette blessure. Quand je skie, je sens cette douleur au niveau du tibia, du péroné, du genou aussi, expliquait-elle avant de reprendre la compétition. Il y a eu des jours où c’est moins fort que d’autres, des jours aussi où je n’ai pas réussi à skier.
Et désormais, l’Italienne aux 37 victoires en Coupe du monde n’a plus rien à perdre. Je préfère vivre et échouer que de ne pas vivre par peur d’échouer »,
clame-t-elle. Et d’aller chercher, peut-être, le rêve d’une vie. Un sacre à domicile et ainsi offrir à son pays l’une de ces belles histoires que seuls les Jeux olympiques sont capables de créer.