|
JO 2026 - Ski alpin. Dents en moins, œil gonflé et nez brisé… Daniel Hemetsberger, le « psychopathe » de la descente... |
1
Daniel Hemetsberger n’a pas hésité à s’élancer sur la piste des Jeux olympiques d’hiver 2026. © CHRISTIAN PETERSEN / AFP
Daniel Hemetsberger s’est élancé sur la descente d’entraînement avec un nez brisé et quelques dents en moins. L’Autrichien incarne les durs à cuire qui font le sel de cette spécialité.
Les descendeurs sont des durs à cuire et le skieur autrichien Daniel Hemetsberger l’a prouvé une nouvelle fois vendredi en prenant le départ du dernier entraînement des JO avec le nez fraîchement brisé : « Je suis un peu un psychopathe », a-t-il expliqué. En arrivant en zone mixte, l’athlète massif de Vöcklabruck ressemblait à un boxeur à la sortie de son combat : nez cassé, lacérations à la joue et un œil gauche bien amoché après une chute la veille, lors du deuxième entraînement.
« Les dents ? Perdues il y a dix ans ! »
« Mon visage, bon, ce n’est pas évident car c’est gonflé sous l’œil. Je ne vois pas très bien de l’œil gauche », a expliqué l’Autrichien de 34 ans dans un grand sourire. Lorsqu’on lui a alors fait remarquer qu’il lui manquait aussi quelques dents, il a précisé : « Ah oui ça, je les perdues il y a dix ans déjà  ! » Dévalant des pentes vertigineuses et glacées à 150 km/h, les descendeurs sont une caste à part dans le ski alpin, forçant le respect pour leur courage.
« Je suis un peu un psychopathe », a résumé Hemetsberger qui devrait pouvoir prendre le départ de l’épreuve-reine samedi. Vendredi, il a surtout voulu se tester après sa gamelle la veille, d’autant qu’il avait aussi mal à la jambe. « Mission accomplie », a rapporté l’Autrichien qui a même réussi le deuxième chrono du jour, boxant l’air de joie dans la raquette d’arrivée.
« J’étais heureux parce que ce matin je n’étais pas sûr d’arriver en bas. La probabilité d’une chute était vraiment élevée car je ne savais pas comment ma jambe allait réagir », a-t-il expliqué. Sa ténacité a suscité l’admiration de ses pairs et dans le portillon de départ, Dominik Paris septuple vainqueur sur la Stelvio en Coupe du monde, a même tenu à prendre un selfie avec Hemetsberger. « Je devais la faire. Bon, je suis désolé pour Daniel mais il a l’air pas trop mal, même si son visage a l’air un peu horrible. J’espère qu’il pourra prendre le départ demain », a rapporté l’Italien.