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JO 2024. Sept départements refusent l’onéreux passage de la flamme olympique sur leur territoire... |
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Comme le veut la tradition, la flamme olympique est embrasée à Athènes, où les Jeux Olympiques ont été créés. Ici l’embrasement de la flamme pour les JO d’hiver de Pyeongchang de 2018, le 25 février 2017. © ARIS MESSINIS / AFP
Après la Creuse, d’autres départements Français, dont plusieurs dans l’Ouest, se sont positionnés en défaveur du passage de la flamme olympique sur leur territoire. En cause : le prix. Car le passage de ce symbole des Jeux coûtera 150 000 €.
Quelques départements français refusent de faire passer la flamme olympique sur leur territoire, jugeant trop élevé le tarif de 150 000 €. Qu’à cela ne tienne, le comité d’organisation de Paris 2024 assure qu’« une très grande majorité » de territoires de l’Hexagone se montrent intéressés.
Après la Creuse (LR), les conseils départementaux de la Haute-Vienne (PS) et du Lot-et-Garonne (PS), ont signifié auprès de l’AFP leur refus de faire transiter la flamme olympique sur leur territoire pour des raisons budgétaires.
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180 000 € avec les taxes
En Haute-Vienne, le vice-président chargé des sports, Thierry Miguel, juge le « caractère symbolique très bien mais le coût exorbitant : 180 000 € avec les taxes, sans compter les animations à la charge de la collectivité ». Il se dit « choqué » que la même somme soit demandée à tous les départements. « Je pense à la différence de moyens qu’il peut exister entre les Hauts-de-Seine et la Creuse », a-t-il expliqué.
Même réticence financière en Haute-Loire, qui a déjà consacré une part de son budget sport à l’accueil l’été prochain de l’édition 2022 des Six jours d’enduro, a expliqué le département.
Toutefois, le comité d’organisation des JO de Paris 2024 (Cojo), assure qu’une « très grande majorité de départements a déjà accueilli positivement cette démarche ». Il a aussi précisé que le relais est « financé en grande majorité par le comité et ses partenaires » et qu’il a été fait appel en complément, à hauteur de 150 000 €, aux départements pour qu’il puisse traverser « le maximum de territoires ». Le montant est « en ligne » avec celui demandé pour « d’autres événements de ce type ».
C’est non pour la Loire-Atlantique, les Côtes-d’Armor et l’Orne
Dans l’Ouest, la Loire-Atlantique mais aussi les Côtes d’Armor ont refusé de payer le ticket d’entrée. « Nous restons un département labellisé “Terre de Jeux” 2024. Mais nous avons fait le choix d’investir cette somme dans d’autres activités en lien avec le sport », a expliqué le département.
L’Orne a également refusé.
Certains y vont malgré un prix « un peu cher quand même »
Dans le nord de la France, l’Aisne et le Nord ont candidaté. Dans le Sud, le Vaucluse et les Alpes de Haute-Provence aussi.
Les Deux-Sèvres ont indiqué qu’ils allaient accueillir « le passage de la flamme olympique les bras ouverts », y voyant une « chance pour le territoire ».
Un ticket « un peu cher quand même » pour Jean-Jacques Lasserre, président MoDem des Pyrénées-Atlantiques, mais qui « va prendre langue » avec les autres collectivités comme les villes.
En Charente-Maritime (DVD), le département va aussi investir comme il l’a fait pour le Tour de France en 2020. « Nous en touchons encore les retombées touristiques », a expliqué Stéphane Villain, vice-président chargé du tourisme et des sports.