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JO 2024. À 78 ans, ce bénévole au long cours portera la flamme olympique au Lion-d’Angers... |
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À 78 ans, Roland Dalifard aura l’honneur de porter la flamme olympique, ce mardi 28 mai, au Lion-d'Angers. © Ouest-France
Ce mardi 28 mai, Roland Dalifard (78 ans) sera l’un des quinze relayeurs de la flamme olympique au Lion-d’Angers (Maine-et-Loire). Une belle marque de reconnaissance de ces nombreuses années à s’investir dans le monde associatif et au sein du conseil municipal de Vergonnes, commune où il s’est installé voilà 58 ans.
Ce mardi 28 mai, Roland Dalifard portera la flamme olympique au Lion-d’Angers (Maine-et-Loire). Elle lui sera remise à 11 h précises. Après 200 mètres, sur le boulevard Joseph-Halligon, il la transmettra à son tour à une autre relayeuse. Une distance courte pour « une émotion sans doute grande » d’autant qu’une « bonne partie de la famille sera présente. »
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À 78 ans, cet habitant de Vergonnes (commune déléguée d’Ombrée-d’Anjou) s’apprête donc à vivre un moment aussi exceptionnel qu’inattendu. « Jamais, je n’aurais imaginé pouvoir faire ça un jour. Je pensais que ça concernait surtout les sportifs, moi ce n’était pas spécialement mon cas. Dans ma jeunesse, il n’y avait que le foot et je n’en étais pas accro. »
L’idée de l’inscrire parmi les candidats à ce relais de la flamme olympique est venue de son petit-fils. « Il travaille dans l’organisation de cet évènement. Il m’a dit que ça pouvait concerner d’autres personnes comme les bénévoles. »
Membre du comité des fêtes depuis 58 ans
Et de ce côté-là, Roland Dalifard pourrait monter sur un podium. C’est simple, depuis son installation à Vergonnes en 1966, ce sud-Mayennais d’origine n’a cessé de donner de son temps. « Deux mois après mon arrivée, le comité des fêtes m’a sollicité. Il manquait un gus pour faire la voiture-balai de la course communale, j’ai accepté », glisse-t-il, l’œil rieur.
Depuis 58 ans, il est resté fidèle à ce comité. Il en a même été le président de 2000 à 2016. Mais ce n’est pas tout. En 2008, il est aussi devenu président du club des aînés. Il a également été membre du conseil municipal pendant un quart de siècle, dont deux mandats comme adjoint.
« Ça va être un moment exceptionnel »
« J’aime bien m’occuper et j’adore le contact », confie le septuagénaire pour expliquer cet investissement longue durée avant d’avouer « un petit stress pour la journée de mardi. Ça va être un moment exceptionnel pour moi, avec autant de monde autour à me regarder porter la flamme. Ça va être bizarre. Je sais que j’ai beaucoup de chance, on était quand même 20 000 candidats au départ… Je n’y croyais pas trop au début, je me dis que ce doit être une reconnaissance du travail accompli. »
Comme quoi, le petit-fils a bien fait de lui souffler l’idée à l’oreille.