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JO 2024 - Tennis. Paul-Henri Mathieu : « Cela ne s’est pas déroulé comme Nicolas Mahut l’espérait »... |
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Nicolas Mahut (à gauche) ne sera pas associé à Édouard Roger-Vasselin lors des JO de Paris 2024. © PRESS ASSOCIATION IMAGES/MAXPPP
Après l’annonce de la sélection tricolore pour les Jeux olympiques de Paris 2024, Paul-Henri Mathieu se confie sur sa composition et les choix faits par la Fédération en double. Le capitaine de l’équipe de France de Coupe Davis évoque notamment l’absence de Nicolas Mahut, rêve d’une ou plusieurs médailles, tout en étant bien conscient que la France ne partira pas favorite à la maison.
Nommé capitaine de l’équipe de France de Coupe Davis en novembre 2023, Paul-Henri Mathieu a eu le plaisir ou la lourde tâche d’annoncer récemment aux joueurs leur sélection ou non pour les Jeux olympiques de Paris 2024. Si le classement faisait foi en simple et a ouvert les portes des Jeux à Ugo Humbert, Arthur Fils, Gaël Monfils et Corentin Moutet, les règles édictées pour le double sont quelque peu différentes et ne permettent pas encore de savoir avec certitude si la France pourra présenter deux paires chez les hommes sur le site de Roland-Garros. « De par son classement, Ugo Humbert espère faire rentrer un double supplémentaire dans le tableau, explique Paul-Henri Mathieu. Depuis un moment, on savait comment ça allait se profiler en simple. En double, pour être transparent, cela s’est décidé dans les dernières semaines. On connaît les joueurs qui vont participer aux Jeux. Pour eux comme pour nous, cela devient concret. »
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Au sujet de la première paire de double, composée de spécialistes de la discipline, Édouard Roger-Vasselin (n°13 mondial en double) sera associé à Fabien Reboul (n°33), Sadio Doumbia (n°34) et Nicolas Mahut (n°53) faisant les frais de cette décision prise en fonction de leurs classements respectifs et de leurs dynamiques actuelles. « C’est aussi une question de cut. Au départ, quand Édouard (Roger-Vasselin) jouait avec Nicolas (Mahut), l’idée était de les associer aux Jeux. Ce sont eux qui avaient le plus d’expérience et qui étaient bien classés. Malheureusement, ils n’ont pas eu les résultats espérés, ils sont descendus au classement tous les deux. C’était impossible de prendre le risque d’inscrire une équipe qui n’est pas sûre de rentrer dans le cut. Fabien Reboul, c’est un choix de la Fédération française, en accord avec Edouard Roger-Vasselin, car c’est lui qui est sur le court. »
« J’ai envie d’y croire et ce serait fabuleux qu’on réussisse à obtenir une ou plusieurs médailles »
Alors que Nicolas Mahut avait fait des JO de Paris 2024 une priorité depuis plusieurs années, il a donc fallu annoncer la nouvelle. « Ce n’est jamais quelque chose d’évident à dire. Cela fait partie de mon job, explique Paul-Henri Mathieu. Sur les JO, on est plusieurs à prendre la décision. En Coupe Davis, je suis plutôt seul. De par la relation que j’ai avec lui, c’est moi qui lui ai annoncé. Cela me semblait normal. C’était un objectif pour lui depuis un certain nombre d’années. Les derniers mois ont été difficiles. Cela ne s’est pas déroulé comme il l’espérait. Malheureusement, ça fait aussi partie d’une carrière de haut niveau. Il y a des moments plus difficiles que d’autres, c’en est un. Il ne faut pas oublier d’autres joueurs qui ont aussi bien joué et ne seront pas là . »
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Sans médaille depuis l’argent (Tsonga - Llodra) et le bronze (Benneteau - Gasquet) du double hommes à Londres, en 2012, la France doit-elle afficher l’ambition de remonter sur un podium à domicile ? « Bien évidemment, j’ai envie d’y croire et ce serait fabuleux qu’on réussisse à obtenir une ou plusieurs médailles, entame Paul-Henri Mathieu sur le sujet. Après, il faut être lucides. Sur le papier, on n’est pas favoris en simple. En double, ce seront des paires inédites, ce n’est pas ce qui était envisagé au départ. Mais il y a un format court chez les hommes, il y a souvent des surprises et je pense vraiment que les joueurs seront transcendés par ces Jeux. Ils joueront pour le drapeau français mais aussi pour eux, pour se forger des souvenirs pour la vie. Ils sont tous au taquet, il n’y a pas besoin de rajouter quoi que ce soit. Chacun, au fond de lui, aura l’envie d’aller chercher une médaille. J’en suis profondément convaincu. »
À Wimbledon, puis à Gstaad ou Hambourg sur terre battue mi-juillet, Paul-Henri Mathieu sera présent au plus près des sélectionnés tricolores, avant un rassemblement prévu à partir du 22 juillet au Centre national d’entraînement, camp de base des Bleus au pied de Roland-Garros durant les Jeux olympiques.