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Jeux paralympiques 2026. Qui sont les treize Français engagés à Milan Cortina ?

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Championne paralympique en 2022, Cécile Hernandez sera porte-drapeau de la délégation française à Milan Cortina. © Getty Images via AFP

Quinze jours après la clôture des Jeux olympiques de Milan Cortina, les Jeux paralympiques vont s’ouvrir le vendredi 6 mars. L’équipe de France tentera de faire aussi bien que les valides, en visant un top 5. Et ce, malgré une délégation de treize athlètes. Mais tous peuvent viser des podiums. Présentation de la délégation française.

Après la réussite de l’équipe de France aux Jeux olympiques d’hiver de Milan Cortina, la délégation paralympique vise une performance aussi bien, si ce n’est mieux. En tout cas, l’objectif est le même : figurer parmi le top 5 des nations. Si les Jeux paralympiques ne comptent que six disciplines (curling, hockey, snowboard, biathlon, ski alpin et ski de fond), les Bleus, engagés dans quatre d’entre elles, ont l’opportunité de faire raisonner La Marseillaise à plusieurs reprises.

Pour cela, le Comité paralympique et sportif français a sélectionné treize athlètes, pour une délégation sportive de 17 personnes, en comptant les guides pour les athlètes déficients visuels. Présentation des sportifs français engagés.

Cécile Hernandez, para-snowboard

Honneur à l’une des deux porte-drapeaux de la délégation tricolore lors de la cérémonie d’ouverture. Et potentiellement l’une des para-athlètes française les plus connus. À 51 ans, la Perpignanaise fait partie des taulières de l’équipe de France. En 2022, elle a même fait partie des 40 femmes les plus influentes au monde, selon le magazine américain Forbes. Ancienne pratiquante de BMX et de snowboard, elle est touchée par la sclérose en plaques en 2002. Une maladie qui lui paralyse les jambes plusieurs mois et qui lui laisse des séquelles.

Après avoir un temps arrêté le sport, elle reprend en 2013, avec l’objectif de participer aux Jeux paralympiques de Sotchi 2014. En Russie, elle décroche une médaille d’argent en snowboard cross. Quatre ans plus tard à Pyeongchang, elle décroche une nouvelle médaille de bronze en snowboard cross et une médaille d’argent en banked slalom (course au temps). C’est à Pékin qu’elle décroche le Graal en cross. Son premier titre paralympique. À Milan Cortina, elle tentera de conserver son sésame. Elle semble en avoir les capacités, puisqu’elle a été sacrée championne du monde 2025 de cross, à Big White, au Canada.

Maxime Montaggioni, para-snowboard

Autre grande chance de titre pour la délégation française en snowboard, avec Maxime Montaggioni. Le Marseillais de 36 ans a déjà été titré aux Jeux paralympiques. C’était en 2022 à Pékin, sur le banked slalom. Une belle réussite pour ses premiers Jeux. Quatre ans plus tôt, en Corée du Sud, alors qu’il était également qualifié et présentait une belle chance de médaille pour la délégation tricolore, le snowboarder s’était rompu un ligament croisé à l’entraînement peu de temps avant les Paralympiques.

Pourtant, ce n’est pas par le snowboard qu’il a commencé sa carrière sportive. Né avec une malformation congénitale du bras droit, il a débuté par le para-taekwondo, tout en pratiquant le snowboard également. Il compte d’ailleurs à son palmarès une médaille de bronze aux Mondiaux 2013. Mais depuis 2015, c’est bien en snowboard qu’il porte haut les couleurs de la France.

Benjamin Daviet, para-ski nordique

Lui aussi fait partie des têtes d’affiche de l’équipe de France paralympique. Et pas seulement aux Jeux d’hiver. Le fondeur, spécialisé dans le biathlon (on y reviendra), a participé à la fête des Jeux de Paris 2024 en aviron. Mais à Milan Cortina, il retrouve son premier amour, avec la volonté de briller. Déjà auréolé de cinq titres olympiques, avec deux sacres en biathlon et un sur le relais ski de fond avec Anthony Chalençon à Pyeongchang, puis un en biathlon et un en ski de fond à Pékin, l’Annecien de 36 ans vise une nouvelle razzia de médailles à Milan Cortina.

photo chef de file de l’équipe de france de ski nordique, benjamin daviet est l’un des athlètes d’hiver français les plus médaillés.  ©  afp

Chef de file de l’équipe de France de ski nordique, Benjamin Daviet est l’un des athlètes d’hiver français les plus médaillés. AFP

Au total, il en compte dix actuellement (4 en argent et 1 en bronze également), en cumulant le biathlon et le ski de fond. Car aux Jeux paralympiques, les athlètes participent aux deux disciplines. Mais en quinze ans d’équipe de France, il fait partie des cadres de cette délégation. C’est à 17 ans que Benjamin Daviet a été reconnu en situation de handicap. Après un accident de moto et une fracture du genou, il attrape un staphylocoque doré, qui entraîne un syndrome de la jambe raide.

Anthony Chalençon, para-ski nordique

Anthony Chalençon est l’un des deux seuls de la délégation française à présenter à un handicap visuel. Porteur d’une dégénérescence rétinienne, le fondeur de 35 ans n’a pas commencé sa carrière paralympique dans les stades de ski de fond. Non, le natif d’Évian-les-Bains a d’abord pratiqué le ski alpin. C’est dans cette discipline qu’il s’est qualifié à ses premiers Jeux paralympiques en 2010, à Vancouver. C’est en 2013 qu’il opère la transition vers le ski nordique. Et bien lui en a pris. Depuis, il collectionne les podiums sur le circuit Coupe du monde. Notamment lors des épreuves de relais. Il compte tout de même une médaille de bronze aux Jeux de Peongchyang 2018 sur le biathlon longue distance.

Depuis 2023, il fait la paire avec son guide Florian Michelon. Et les deux hommes ont montré qu’ils étaient sur la même longueur d’onde. Depuis le début de leur collaboration, ils comptent plusieurs médailles d’argent aux championnats du monde, dont une lors des derniers Mondiaux sur 20 km. À Milan Cortina, il cherchera à monter de nouveau sur la boîte.

Karl Tambouret, para-ski nordique

Il représente l’avenir du ski nordique français. À 22 ans, Karl Tambouret va disputer ses premiers Jeux paralympiques à Milan Cortina. Mais il n’arrive pas sans un certain CV. Atteint de paralysie cérébrale avec spasticité des membres inférieurs, il a vite été repéré par le circuit fédéral, qui dès l’âge de 8 ans l’a placé parmi les jeunes à potentiel. Et dès ses débuts aux Jeux européens paralympiques de la jeunesse, il a prouvé qu’il faudra compter sur lui à l’avenir, avec trois médailles d’or (biathlon, ski de fond sprint et classique).

À son arrivée dans le monde des grands, il continue d’impressionner avec une victoire en Coupe de monde, en 2024, avant d’être sacré champion du monde, en 2025, en ski nordique. Plus tôt dans l’année, il avait pris l’argent sur le 10 km biathlon. S’il a des chances de médailles pour ses premiers Jeux, il lui faudra tout de même appréhender l’événement. Mais il a l’occasion de prendre rendez-vous avec l’avenir.

Jordan Broisin, para-ski alpin

photo jordan broisin sera l’autre porte-drapeau de l’équipe de france paralympique.  ©  dpa picture-alliance via afp

Jordan Broisin sera l’autre porte-drapeau de l’équipe de France paralympique. dpa Picture-Alliance via AFP

Place désormais au plus grand contingent de la délégation tricolore, fort de huit membres. À commencer par le deuxième porte-drapeau français, Jordan Broisin. L’Annécien de 33 ans est un habitué des pistes, puisqu’il a chaussé ses premières chaussures de ski à l’âge de 2 ans. Mais en 2009, il est victime d’un accident de moto, qui entraîne une amputation de sa jambe gauche, sous le genou, ainsi que la perte de deux nerfs dans l’épaule gauche. Mais Jordan Broisin reprendre rapidement la compétition et intègre l’équipe de France en 2015.

En 2018, il dispute ses premiers Jeux paralympiques, sans pour autant parvenir à accrocher un podium. En revanche, les saisons qui suivent marquent une vraie montée en puissance du slalomeur. Il devient d’ailleurs vice-champion du monde de la discipline en 2023, avant de cumuler les podiums l’année suivante en Coupe du monde. Et ce, dans toutes les pratiques du ski alpin. Si son année 2026 est un peu plus timorée sur le circuit, il espère décrocher un podium à Cortina.

Oscar Burnham, para-ski alpin

Il sera comme à la maison. Né en Italie, Oscar Burnham a surtout grandi à Tignes. Dès ses 8 ans, il s’est mis à la compétition, intégrant le Ski-études au collège, après avoir appris la discipline sous le regard de sa mère, monitrice de ski. Amputé de l’avant-bras gauche, après une électrocution en 2018, à l’âge de 19 ans, il rejoint l’équipe de France de para-ski alpin en 2020, après avoir vu des vidéos de Marie Bochet (cheffe de délégation pour ces Jeux de Milan).

Quatre ans après cet accident, il participe à ses premiers Jeux, à Pékin. S’il ne signe pas de podium, il finit par monter sur la boîte l’année d’après aux championnats du monde, sur le slalom debout, trusté par les Français. Depuis ses débuts, il ne cesse de progresser pour se rapprocher des meilleurs. Il a d’ailleurs signé un podium cette saison en Coupe du monde, lors du slalom de Veysonnaz, en Suisse. Il pratique également l’escalade et vise une participation aux Jeux paralympiques de Los Angeles 2028.

Arthur Bauchet, para-ski alpin

La star de la délégation française, c’est bien lui. Il faut dire qu’Arthur Bauchet a pris l’habitude de mettre les curseurs très haut. À seulement 25 ans, le natif de Saint-Tropez vise un quintuplé aux Jeux paralympiques de Milan Cortina. Et comme depuis le début de sa carrière, en 2016, il n’a eu de cesse de montée en puissance, ces Jeux pourraient être les siens. En 2018, pour sa première participation, il a décroché quatre médailles d’argent (descente, super-G, slalom, super-combiné). Quatre ans plus tard à Pékin, il en avait déjà converti trois en or (descente, slalom, super-combiné). Il espère faire un carton plein en Italie, en ajoutant le super-G et le slalom géant.

photo arthur bauchet vise cinq médailles d’or aux jeux de milan cortina.  ©  afp

Arthur Bauchet vise cinq médailles d’or aux Jeux de Milan Cortina. AFP

Il pourra s’appuyer sur ces Mondiaux 2025 réussis, avec deux titres glanés (slalom géant et slalom), sur les deux seules épreuves disputées. Et cette saison, en Coupe du monde, il a presque systématiquement fini sur le podium. Né avec une maladie génétique rare et évolutive, qui provoque des tremblements, il tente également une carrière en cyclisme, en parallèle de celle sur les pistes. Mais il n’était pas parvenu à se qualifier aux Jeux de Paris. À Milan, en revanche, il compte bien truster les podiums.

Jules Segers, para-ski alpin

À l’instar de Karl Tambouret, il est l’avenir du ski alpin français. À seulement 23 ans, Jules Segers peut rêver de grandes choses. D’autant qu’il connaît déjà l’environnement des Jeux paralympiques, en étant présent à Pékin en 2022. À 19 ans, il en avait profité pour prendre de l’expérience. Depuis, il confirme sa montée en puissance, en signant son premier podium en Coupe du monde en 2023, avec une médaille d’argent sur le slalom.

Mais cette saison, il a surtout découvert la joie des victoires, avec deux succès en Coupe du monde, en Autriche, sur super-G et super combiné. Il reste également sur deux médailles de bronze aux championnats du monde 2025, à Maribor, sur le slalom géant et le slalom. De quoi susciter de l’espoir pour le skieur atteint d’hémiplégie du côté droit, après un accident vasculaire cérébral survenu in utero.

Hyacinthe Deleplace, para-ski alpin

Le deuxième athlète de la délégation à présenter un handicap visuel. Né avec une cataracte congénitale, Hyacinthe Deleplace a commencé sa carrière paralympique par l’athlétisme. Il était d’ailleurs présent aux Jeux de Londres 2012, où il a pris une 7e place sur 400 m, avant de décrocher une médaille de bronze aux championnats du monde à Lyon. Ce n’est qu’en 2016, qu’il délaisse le tour de piste pour les descentes. Une reconversion payante.

Sur les pistes de ski, il remporte la Coupe du monde en 2021, avant de décrocher une médaille de bronze aux Jeux de Pékin, avec son guide Valentin Giraud-Moine. Une déception pour lui, tant il était annoncé favori dans sa catégorie de handicap. Quatre ans plus tard, s’il domine moins le circuit, il est toujours bien placé, en s’installant presque systématiquement sur le podium, cette saison, en Coupe du monde. Pour ces Jeux de Milan Cortina, il sera accompagné de sa nouvelle guide, Perrine Clair.

Victor Pierrel, para-ski alpin

À 34 ans, il va participer à ses premiers Jeux paralympiques. Victor Pierrel aurait dû participer aux Jeux de Pékin, il y a quatre ans, mais cinq jours avant la cérémonie d’ouverture une blessure à l’entraînement l’a contraint à abandonner. Pourtant, le Dacquois, d’aujourd’hui 34 ans, arrivait auréolé d’une médaille d’argent aux championnats du monde, sur le slalom. Quatre ans plus tard, il se présente sur la piste de Cortina avec deux podiums en Coupe du monde cette saison (2e et 3e à Feldberg, en slalom). Skieur assis, il peut donc ambitionner un podium sur le slalom notamment.

Ce qui récompenserait sept ans en équipe de France. Skieur depuis sa plus tendre enfance, il a commencé le paraski à 20 ans, un an après un accident de ski. Ce qui lui a provoqué une luxation de la première vertèbre et entraîné une paralysie des membres inférieurs.

Lou Braz-Dagand, para-ski alpin

Des seconds pour des premiers podiums ? En ski-assis, Lou Braz-Dagand peut rêver grand. L’Annécien de 30 ans a toujours grandi au contact de la montagne, mais piqué par un moustique à 19 ans, il a développé la maladie de Lyme. Une forme sévère qui l’a privé un temps de la parole, la vision, l’usage de ses jambes et de ses bras. Le sport lui a permis de développer sa résilience pour aujourd’hui s’avancer parmi les favoris aux Jeux de Milan Cortina.

Il reste d’ailleurs sur deux victoires en Coupe du monde, en Suisse, sur le slalom et le slalom géant. Au total, il compte six podiums cette saison. S’il n’a jamais été champion du monde, il n’a cessé d’améliorer ses performances lors de ce grand rendez-vous pour se rapprocher du podium. Les Jeux transalpins pourraient donc être les siens.

Aurélie Richard, para-ski alpin

Pour finir la sélection tricolore, quoi de mieux qu’un vent de fraîcheur. À seulement 20 ans, Aurélie Richard est la benjamine de la délégation. Née avec une agénésie de l’avant-bras gauche, elle a dès ses deux ans et demi enfourché des skis. De quoi lui permettre de figurer en Coupe du monde dès ses 16 ans. Et depuis, la native de Gap n’a cessé d’impressionner. Au moment de disputer ses premiers Jeux, elle compte déjà 13 victoires en Coupe du monde.

photo aurélie richard représente l’avenir de la délégation française, mais peut déjà viser grand aux jeux paralympiques de milan cortina.  ©  dpa picture-alliance via afp

Aurélie Richard représente l’avenir de la délégation française, mais peut déjà viser grand aux Jeux paralympiques de Milan Cortina. dpa Picture-Alliance via AFP

Si elle n’a jamais été championne du monde également, les entraîneurs de l’équipe de France lui promettent un avenir brillant. Tout le monde évoque en elle un avenir à la Marie Bochet, détentrice de huit sacres olympiques. Pour cela, il lui faut encore s’aguerrir sur les épreuves techniques. Mais sur les épreuves de vitesse, c’est une bombe. Elle pourrait donc être la révélation de ces Jeux de Milan Cortina.

 
Jean-Baptiste Maitre    Ouest-France  

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