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Jeux paralympiques 2026. Le CIO appelle à « garantir la sécurité des athlètes » se rendant à Milan Cortina... |
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Les drapeaux israéliens et iraniens à Milan Cortina dans le cadre des Jeux paralympiques 2026. © The Yomiuri Shimbun via AFP / DAISUKE URAKAMI
Sans citer aucun pays et sans faire une allusion directe à la guerre au Moyen-Orient, le CIO a appelé à « garantir la sécurité des athlètes » qui vont se rendre aux Jeux paralympiques de Milan-Cortina. Une réaction plus mesurée qu’en 2022 lors de l’invasion russe en Ukraine, où l’instance olympique avait condamné une violation de la trêve olympique.
Le Comité international olympique a appelé mardi à garantir « la sécurité des athlètes » se rendant aux Jeux paralympiques de Milan Cortina, en particulier ceux « susceptibles d’être affectés par les conflits les plus récents ».
L’instance olympique s’est gardée de toute allusion plus directe à la guerre sans précédent lancée samedi 28 février par Israël et les États-Unis contre l’Iran, alors que Los Angeles accueillera en 2028 la prochaine édition des JO d’été. Ne citant aucun pays, le CIO a simplement déploré « un monde en proie aux conflits, aux tragédies et aux dissensions », et rappelé qu’il n’avait « aucun moyen d’imposer la mise en œuvre » de la résolution sur la Trêve olympique, adoptée le 19 novembre dernier par les Nations unies.
Aucun commentaire sur la guerre au Moyen-Orient
Ce texte non contraignant, inspiré du laisser-passer accordé aux participants des Jeux antiques, vise notamment à permettre à tous les athlètes qualifiés pour les Jeux olympiques (6-22 février) et paralympiques (6-15 mars) « de se rendre dans le pays hôte ». « Nous appelons donc l’ensemble des États membres de l’Onu à soutenir les athlètes qualifiés pour les Jeux Paralympiques d’hiver de Milano Cortina 2026, et susceptibles d’être affectés par les conflits les plus récents, afin de leur permettre de rejoindre ces Jeux en toute sécurité », écrit l’organisation.
Interrogé par l’AFP, un porte-parole du CIO a confirmé que l’instance ne ferait aucun autre commentaire sur les frappes israélo-américaines lancées samedi contre l’Iran, et sur les attaques menées en représailles par Téhéran dans le Golfe. La réaction de l’organisation reine du monde sportif contraste nettement avec celle qu’elle avait eue il y a quatre ans, lors de l’invasion russe de l’Ukraine juste après les JO d’hiver de Pékin.
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Le CIO avait immédiatement condamné « la violation de la Trêve olympique par le gouvernement russe et par le gouvernement bélarussien qui l’appuie », puis recommandé aux fédérations internationales d’annuler leurs compétitions prévues dans les deux pays et de bannir leurs drapeaux - des recommandations toujours en vigueur. Dès le 28 février 2022, elle avait par ailleurs recommandé l’exclusion des athlètes russes et bélarusses de toutes les épreuves internationales, avant de les réintégrer sous bannière neutre et strictes conditions un an plus tard.