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Hockey sur glace. Ligue Magnus : Gap puis Chamonix, le back to back de l’impossible pour les Ducs... |
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Robin Gaborit (au centre) et les Ducs vont avoir un enchaînement improbable en Ligue Magnus. © Sébastien Aubinaud
Dans la dernière ligne droite de la saison régulière semée d’embûches, la projection vers les playoffs s’annonce tout aussi ardue, avec en plus un back to back improbable ce jeudi 26 février à l’IceParc contre Gap (20 h 30), puis à Chamonix dès le lendemain, avec voyage dans la nuit. Dans le genre, « on achève bien les chevaux »…
C’est bon, tout est rentré dans l’ordre, avec l’aide de nombreux bénévoles, on a remis les locaux dans leur état initial, pour le retour des joueurs
, se réjouit Théo Bariller-Krine, responsable de la communication. Si, du côté de l’IceParc, le club s’est mis en quatre pour revenir à la normale après la levée de l’alerte inondations, la fin de la saison régulière est pour le moins chaotique.
Car peut-on raisonnablement attendre des Ducs qu’ils soient performants toute une semaine à cinq matches, dont cet enchaînement improbable, que le club souhaitait éviter à tout prix en proposant d’autres options : réception ce jeudi soir de Gap, match de la semaine dernière, déplacé en raison des inondations puis vendredi… À Chamonix. Ce qui va conduire les Ducs enchaîner deux matches, avec 10 heures de bus de nuit en guise de récupération ! Un non-sens total en termes de récupération. Les joueurs sortiront du vestiaire pour monter illico dans le bus. Les équipements sécheront dans les soutes…
Les jeux sont presque faits
Quant à l’effectif, outre la valse des blessés et leur possible retour – Philippe Halley, Ethan Cap, Nicolas Ritz –, la gastro fait encore des siennes. Des joueurs étaient touchés lors de la défaite à Anglet, ce qui peut expliquer en partie le manque d’énergie patent, d’autres l’étaient à Bordeaux pendant le match. D’autres sont encore en délicatesse avec le norovirus. D’où les nombreuses incertitudes par rapport à l’équipe qui sera alignée ces deux jours.
Il reste que l’enjeu dans le haut de tableau de ces dernières journées de saison régulière est limité. Jonathan Paredes l’avoue lui-même : On a eu la bonne idée de battre Bordeaux, ce qui devrait nous sécuriser la troisième place.
Désormais, qu’ils finissent troisièmes ou deuxièmes en repassant devant Grenoble ne va pas changer la face du monde. Les Ducs auront l’avantage de la glace en quart de finale et, eu égard à leur standing, se devront de passer en demi. Las, seule la première place pouvait leur épargner de retrouver Grenoble à ce stade. Et après une saison régulière aussi chaotique, des corps et des têtes particulièrement éprouvées, les Ducs seront-ils en capacité de passer cet écueil et de briser le plafond de verre qui les a fait échouer cinq fois déjà ? Rien n’est moins sûr.