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Hippisme. Un cheval entraîné dans le Maine-et-Loire au départ du Jockey Club, dimanche 5 juin 2022... |
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L’Angevin Grégoire Leenders (à gauche, ici lors de la victoire sur l’Anjou Loire Challenge avec « Début de Printemps ») va connaître son premier partant dans un prix du Jockey Club, ce dimanche 5 juin 2022, à Chantilly (Oise). Mister Saint Paul portera le numéro 6 dans cette course réunissant les meilleurs galopeurs mâles de 3 ans en plat. © Archives Ouest-France
Dimanche 5 juin 2022, l’hippodrome de Chantilly (Oise) sera le théâtre de la 182e édition du prix du Jockey Club. Cette course de galop, disputée sur 2 100 mètres, réunit les meilleurs chevaux mâles de 3 ans. Parmi les 15 partants qui s’élanceront à 16 h, Mister Saint Paul est entraîné à Jarzé, à une trentaine de kilomètres à l’est d’Angers par Etienne et Grégoire Leenders. Il portera le numéro 6 et sera monté par Théo Bachelot.
Les grands rendez-vous s’enchaînent pour l’entraînement d’Etienne et Grégoire Leenders, père et fils installés à Jarzé, à une trentaine de kilomètres à l’est d’Angers (Maine-et-Loire). Dix jours après avoir remporté l’Anjou Loire Challenge, plus long cross-country au monde, devant 15 000 personnes à Angers, avec Début de Printemps, ils auront un partant ce dimanche 5 juin 2022 lors du prix du Jockey Club, Mister Saint Paul. Disputée sur l’hippodrome de Chantilly (Oise), cette course de galop est réservée aux meilleurs mâles de 3 ans.
Grégoire Leenders, vous allez connaître votre première dans le prix du Jockey Club, ce dimanche 5 juin, à Chantilly ?
Oui c’est mon premier partant. Mon père (Etienne), avec qui je suis associé depuis 2015, en a déjà eu un mais ensemble, c’est la première fois.
Que ressentez-vous ?
C’est une belle aventure, un travail de longue haleine, de tous les jours. Le cheval a gagné un groupe à Longchamp (le 10 avril). Après ça, on s’est dit pourquoi pas. On est dans la continuité. Là , on a un bon numéro de corde (le 9) et la pluie qui arrive, je l’espère, va nous aider (l’entretien a été réalisé jeudi soir, N.D.L.R.). On n’y va pas avec de grosses prétentions pour gagner mais on espère bien tenir notre partie dans cette course qui fait rêver tout le monde.
« Il met son cœur sur la piste »
Qu’est-ce que vous ambitionnez ?
Les Anglais vont être très durs à battre, hélas. J’espère qu’il viendra chercher une 4e ou 5e place. C’est un cheval courageux, qui n’a peur de rien, qui n’est pas complexé et qui met son cœur sur la piste.
Vous évoquiez la pluie, plus la piste sera souple, plus ça l’avantagera…
Oui, il prévoit des orages vendredi et samedi sur l’Oise, sur Chantilly. On l’espère qu’ils vont tomber sur la piste. Pas le dimanche pour qu’il y ait du spectacle et des spectateurs à même d’en profiter. Mais vendredi et samedi, de la pluie sur Chantilly m’irait très bien car lui adore ça. Certains, ça les desservirait, le nôtre, ça ne pourrait que le servir (ce dimanche matin, le pénétromètre affiche 3,5 soit un terrain souple, N.D.L.R.).
« Ce sont des compétiteurs, le but est de les faire durer »
Vous aviez décelé rapidement un potentiel chez Mister Saint Paul ?
L’élevage du Haras de la Haie-Neuve m’a dit de venir le voir à 18 mois et on a commencé à travailler avec en janvier 2021. Il a disputé sa première course en juillet à Nantes et au fur et à mesure de l’année dernière, le cheval n’a fait que grandir, évoluer, prendre de la force. Comme un ado prend de la force et de l’épaisseur. On commence à arriver bien et je pense que le cheval arrivera encore plus à maturité à l’automne.
« Il y a plein d’associés, l’histoire est belle »
Pour le propriétaire, ce sera aussi un moment fort…
Il y a plein d’associés. Messieurs Raber, père et fils, ont 50 %. Les autres, il y a un charcutier – traiteur à la retraite, un médecin généraliste, un assureur, etc. Ils sont tous à 5, 10 ou 15 %, ils ont investi un petit bout de ce cheval. L’histoire est belle et surtout l’histoire continue.