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Handball. HBC Nantes : un 10 sur 10 pour valider son 2e trimestre... |
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Nicolas Tournat et le H avaient entamé leur bloc de 10 matches face à Dunkerque en Coupe de France (victoire 37-21). C’est aussi face aux Nordistes qu’ils referment la série. © Baptiste Mura
Dans sa course au titre en Starligue, le H accueille un candidat au maintien, l’US Dunkerque, ce dimanche 15 mars (19 h). Quatre jours après son succès prestigieux à Berlin, il ne doit pas desserrer l’étreinte pour boucler ce bloc de dix matches par un sans-faute.
Même trois heures, il prend. S’il se paye le luxe - ou plutôt s’offre l’opportunité - d’alourdir son calendrier, le H sait apprécier ces minutes précieuses, ce temps additionnel qui sépare un déplacement berlinois énergivore d’un rendez-vous domestique exigeant. Mercredi, les Violets ont frappé fort chez le champion d’Allemagne en titre. Le choc face aux partenaires de Gidsel et le périple retour vers la cité des ducs étaient encore tout frais. Ils n’embrumaient plus l’esprit mais grippaient encore la machine quand Grégory Cojean a retrouvé ces grands voyageurs sur le parquet samedi matin. « Mentalement, tout est positif. Physiquement, il y avait un manque d’énergie ce matin (samedi), qui est tout à fait logique avec la petite nuit qu’on a passée entre jeudi et vendredi. J’espère qu’ils l’auront récupérée dimanche. C’est bien de jouer à 19 h pour le coup. »
Exemptés du déplacement dans la capitale allemande, Aymeric Minne et Noam Leopold sont attendus sur l’île Beaulieu. Face à un adversaire que le H a dynamité en Coupe de France début février (37-21), Grégory Cojean récupère des cartouches après une rafale de neuf matches en cinq semaines.
« Aller chercher au-delà de la douleur »
Avant de refermer le bloc, il lui reste assez de munitions pour décrocher un Grand Chelem aussi officieux que symbolique en 2026, sans s’écarter de son plan de vol ni dévier de sa trajectoire. « Il faut qu’on maintienne cette capacité à rester concentré longtemps dans les parties, ça a été le cas contre Berlin et on travaille dessus avec ce groupe depuis plusieurs saisons. Les joueurs ont pris en maturité, en confiance, notamment ceux de la base arrière qui ont beaucoup plus joué ces derniers temps, Aymeric (Minne), Ju (Bos) et Thibaud (Briet). J’ai l’impression qu’ils construisent leur match avec un petit peu plus de patience et de maturité mais on doit toujours rester vigilant. »
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Le Briéron sait aussi que l’ambition n’autorise pas de saute d’humeur, que le degré d’investissement ne doit pas fluctuer entre les petits fours du mercredi et le pain du dimanche. Histoire de conclure ce morceau copieux sans indigestion. « La difficulté, elle est là. Il faut remettre le bleu de chauffe, se remettre dans une dynamique d’engagement, de combat, faire les efforts. Parfois, on se dit : “Comment une équipe peut-elle être en difficulté contre Nîmes ou Dunkerque alors qu’elle vient de gagner à Berlin et contre Veszprém ?” Mais il n’y a pas que la qualité de l’adversaire. Il faut aussi être capable de refaire les efforts physiques tous les trois jours, d’aller chercher au-delà de la douleur. C’est ça qui est difficile dans le sport de haut niveau et que parfois certains spectateurs ou observateurs ne comprennent pas. »