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Halles gourmandes à Angers : l’opposition a adressé un courrier au procureur... |
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Dans les futures Halles gourmandes doivent accueillir, à partir du printemps 2023, des producteurs locaux et artisans régionaux. © Archives Ouest-France
Elsa Richard, conseillère municipale à Angers (Maine-et-Loire) a saisi la justice et fait part de ses soupçons de « favoritisme », jeudi 24 novembre, concernant le projet phare des Halles gourmandes.
À la fin du conseil communautaire d’Angers Loire métropole (ALM) lundi 12 décembre, Elsa Richard, conseillère d’opposition (EELV) a profité du rapport d’activité d’Alter cités, aménageur public, pour dénoncer à nouveau l’opération autour des Halles gourmandes, qu’elle estime montée « pour satisfaire les intérêts de deux acteurs privés ». « Aucune procédure de mise en concurrence n’a été mise en place pour décider de l’exploitation de cet équipement », s’est-elle exprimée.
Des arguments déjà avancés lors d’un débat en conseil municipal d’Angers (Maine-et-Loire) au sujet de cet espace construit par Alter cités pour la Ville. Et dont l’exploitation sera confiée au chef étoilé Pascal Fabre d’Anne et à la société Biltoki.
Elsa Richard a demandé à « lever tout soupçon de favoritisme dans l’attribution de l’exploitation des halles ».
Lire aussi : Pourquoi le dossier des Halles gourmandes d’Angers fait débat
La justice saisie
Roch Brancour, vice-président d’ALM en charge de l’urbanisme, l’a invitée à prouver les irrégularités et à attaquer la collectivité. Action déjà engagée, lui a répondu Elsa Richard. Elle a adressé un courrier à Éric Bouillard, procureur de la République, jeudi 24 novembre. Ce dernier confirme l’avoir reçu. Elle écrit sa préoccupation quant à un potentiel « conflit d’intérêts », Mathilde Favre-d’Anne, épouse du chef étoilé, étant conseillère municipale à Angers.
Elle pointe un projet présenté comme étant privé par le maire, alors que « les faits semblent indiquer le contraire ». Mais pour la majorité, la revente du bâtiment par Alter Cités à la SAS (société par actions simplifiée) Les Halles gourmandes (non créée à ce jour) permettrait de ne pas passer par un appel d’offres public.