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Football. Quand Angers-SCO défiait des géants...

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photo le sco défia le fc barcelone le 6 juin 1962. score final ? 3-2 pour les catalans © photo co 2

Le SCO défia le FC Barcelone le 6 juin 1962. Score final ? 3-2 pour les Catalans © Photo CO

A l’aube de son centième anniversaire, Angers-SCO défiera Arsenal mercredi 31 juillet. Un grand d’Europe qui rejoint les géants que le club angevin a déjà défiés. Au siècle dernier…

Entre Angers-SCO et l’Europe, l’histoire fait état de deux « petits » matchs contre le Dynamo Berlin au 1er tour de la Coupe de l’UEFA. Un nul (1-1) à l’aller le 13 septembre 1972 puis une défaite (2-1) au retour, le 27 septembre pour une élimination…

Mais bien avant cela, le SCO avait déjà goûté au grand monde via une multitude de rencontres amicales. Il était alors question des nocturnes de Bessonneau.

« A l’époque, rien que le fait de jouer en nocturne était un événement. Et comme c’était contre des grandes équipes, il y avait foule au stade », se souvient Claude Bourigault qui, au cours des dix saisons qu’il joua au SCO entre 1954 et 1965, disputa la majorité de ces rencontres de gala face à Barcelone, Liverpool, Botafogo, sans oublier les déplacements mythiques au Real Madrid ou à Paris contre le Benfica Lisbonne d’Eusébio. Tour d’horizon, non exhaustif…

Rapid Vienne

30 mai 1952. Défaite 4-7

 Face à la formation autrichienne, pourvoyeuse officielle de l’équipe nationale qui allait finir, deux ans plus tard, troisième du Mondial 1954, le SCO a sombré. Devant plus de 10 000 personnes, et malgré « un éclairage parfait », dixit le CO de l’époque, les Angevins étaient menés 6-0 à la mi-temps après des réalisations de Dientz (2), Hanappi (2), Rigler et Probst.

Mais, à force de volonté, Cabrita et surtout Grumellon, auteur d’un triplé, exploitèrent quelques failles dans « la défense de classe mondiale » autrichienne. Score final 4-7.

Sao Paulo

18 mars 1954. Défaite 1-3

Du « football en mouvement » et des buts. Les 5 000 spectateurs de Bessonneau (pour une recette de 911 000 francs) en ont pris plein les yeux en ce soir de mars 1954. Quand l’Angevin Tison égalisa (1-1, 30e), le stade se prit à rêver d’un exploit face aux « Portugais de Sao Paulo », le nom officiel du club brésilien. Mais comme Osvaldinho l’avait fait dès la 10e minute (0-1), Atis (60e) et Ortega (86e) trouvèrent le chemin des filets.

Liverpool

16 mai 1956. Match nul 0-0

A Angers, la venue du quintuple champion d’Angleterre suscita alors « curiosité et intérêt ». Si Yves Donor, le journaliste du Courrier de l’Ouest, constata que les Anglais étaient « d’excellents techniciens » regroupés dans une défense « intraitable qui ne s’embarrassait pas de fioritures », le spectacle en lui-même ne fut pas grandiose. Et le score resta nul et vierge.

Legnano AC de Milan

19 juin 1956. Victoire 2-1

 L’affrontement entre le SCO et les Italiens de Legnano accoucha d’« un match comme on aimerait en voir plus souvent, tant l’ardeur qui l’abrita fut extrême de part et d’autre », résuma le CO du 20 juin 1956. Rapidement mené, le SCO renversa la vapeur grâce des réalisations d’Alphonse Le Gall (70e) et Marcel Loncle (86e). De quoi savourer ce premier succès lors d’une nocturne de Bessonneau.

Atletico Madrid

29 mai et 2 juin 1957. Défaites 2-3 et 1-5

Entre le SCO et l’Atletico, tout commença par une victoire espagnole le 29 mai à Brest (3-2). Beaux joueurs, les Ibères proposèrent une revanche au SCO. Elle se déroula le dimanche 2 juin en Anjou. Très vite, Tison ouvrit le score pour le SCO (6e), mais l’Atletico égalisa sur penalty juste avant qu’un début de bagarre n’éclate dans le rond central (45e). La suite ? Avec Van Caeyzelle dans le but (« Fragassi était trop enrhumé »), le SCO encaissa quatre autres buts après le repos.

Real Madrid

16 avril 1961. Défaite 2-7 à Bernabeu

Champion d’Europe en titre, le Real se présenta sans le grand Di Stefano pour ce match amical inédit disputé au stade Santiago Bernabeu. Mais avec le Hongrois Ferenc Puskas ! Devant 25 000 personnes, le SCO rentra aux vestiaires avec un débours de 5 buts (0-5). « Mais nous avons ensuite fait match nul 2-2 », sourit Claude Bourigault.

Botafogo

10 juin 1961. Défaite 0-3

Retour à Bessonneau pour le SCO. Et record d’affluence de l’époque avec 11807 spectateurs payant pour voir défiler les Brésiliens de Botafogo. Et pas n’importe lesquels ! « Didi, Nilton Santos, Zagalo, Garrincha… Presque que des doubles champions du monde », se souvient Claude Bourigault. Fièrement. « Je peux dire que j’ai joué contre eux. Ce n’est pas donné à tout le monde. » Sous la pluie, le SCO fut balayé 3-0 après des buts d’Amoroso (2e, 6e) et de Didi (60e). « C’était malgré tout un soir de fête. On avait ensuite trinqué avec les Brésiliens, sympas », se souvient encore Bourigault. Pour la petite histoire, un incident diplomatique avait toutefois été évité de justesse avant la rencontre. Ne trouvant pas la bande sonore de l’hymne brésilien, les organisateurs envisagèrent de jouer l’hymne… espagnol en remplacement. Mais la délégation de Botafogo les en dissuada. C’est mieux ainsi.

Barcelone

6 juin 1962. Défaite 2-3

Dans l’histoire du SCO - et du Barça -, il y eut d’abord un match nul. Le 1er octobre 1958 au Camp Nou. « On avait réussi l’exploit de faire 3-3 », rapporte Bourigault. Au repos, le SCO menait même 3-2 grâce à Zaetta (6e), Hnatow (21e) et Bruey (34e). Mais les Catalans égalisèrent par Villaverde (75e).

Quatre ans plus tard, la revanche se joua à Bessonneau. L’arbitre M. Faucheux doucha alors rapidement l’ambiance en ne sifflant qu’un coup franc pour le SCO (14e) alors que « Lesudo ceintura purement et simplement Bruey puis le projeta à terre à l’intérieur des 18 mètres » (CO du 7/6/1962) ! Ensuite ? Le Barça se déchaîna et s’imposa 3-2 tandis que M. Faucheux oubliait un autre penalty (pour Barcelone cette fois). Ce qui n’empêcha pas Angevins et Catalans de finir la soirée avec un « élégant vin d’honneur à l’Hôtel d’Anjou ».

Guadalajara

20 mai 1964. Match nul 2-2

La rencontre face au champion du Mexique d’alors est historique pour le SCO puisqu’elle fut organisée « au profit du football amateur angevin ». « Les amateurs ont en effet obtenu de leurs aînés qu’ils consentent à jouer un match amical international à leur bénéfice, match intégralement organisé par le Comité du football amateur de la Ville d’Angers. C’est la promesse d’un avenir bénéfique pour tout le monde, un avenir dont il doit sortir de grandes choses tant sur le plan des résultats sportifs que sur celui de l’ambiance générale du football angevin », écrivait Yves Donor.

Nottingham Forest

24 mai 1966. Défaite 1-3

« Une vitesse de course extrême » et « une frappe de balle à la force peu commune ». Voici décrit dans nos colonnes Alan Hinton, l’ailier gauche international (3 sélections) vedette de Nottingham qui allait mener Forest à la deuxième place du championnat d’Angleterre un an après son passage par Angers. Forest fut ensuite sacré roi d’Angleterre en 1978.

Benfica Lisbonne

14 juin 1967. A Paris. Défaite 0-1

C’est au Parc des Princes que ce match pas comme les autres fut organisé… par des étudiants dans le cadre du 20e anniversaire de l’École Supérieure de Commerce de Paris. L’un d’eux, Portugais d’origine, connaissait personnellement « le Roi » Eusébio qui lui promit « un match extraordinaire ». Et pourquoi contre le SCO ? A la base, l’adversaire du Benfica aurait dû être le Stade Français, lequel déclina l’invitation. Saint-Étienne puis Lyon furent sondés. Pas disponibles. « C’est alors que l’un des professeurs de l’école, M. Boisseau, qui est Nantais, fut séduit par le comportement et le style du SCO, lors du match match Nantes-Angers du 3 mai auquel il assistait. Sa suggestion fut immédiatement retenue et l’accord du SCO obtenu sans tarder. » (CO du 14/6/1967)

Devant 29 017 spectateurs, le SCO défia donc le grand Benfica qui venait de disputer quatre finales des sept dernières Coupe des Champions : victoires en 1961 et 1962, défaites en 1963 et 1965. A l’arrivée ? Un seul but en forme de chef-d’œuvre (contrôle acrobatique et un lob somptueux des 20 mètres sur le gardien Gallina). Signé Eusébio.

 
Courrier de l'Ouest  

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