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Football : Une fin de saison calvaire, voilà l'avenir du Sco1 |
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C'était avant la demi-heure de jeu. Couturier prenait le premier carton angevin sous les yeux de Djellabi et de Manceau (27'). Au second plan, Keserü est encore sur le terrain. Plus pour longtemps. Ce sera le début de la fin pour le Sco. © Le Courrier Picard
Ligue 2. Amiens - Angers : 2-0. En s'inclinant une fois encore, les Angevins, avant d'aller à Sedan vendredi, se sont mis dans le rouge. Malaise.
NON. Après un round d'observation avec beaucoup de passes latérales, les coéquipiers de Malicki ont laissé le rythme du match aux Picards dans un premier temps, à cause de leurs absences dans les duels et de leur manque d'impact physique. Ils ont donné, en fait, confiance à la troupe de Mienniel qui a pu évoluer à sa guise et a bénéficié, bien sûr, dans un laps de temps très court, de l'ouverture du score et d'une supériorité numérique. Amiens, sur cette rencontre, n'a pas montré de qualités extraordinaires. Son jeu a été laborieux, sans plus. C'est dire si la production angevine a été en dessous de tout. « C'est la victoire du courage, de la fierté », traduisait Ludovic Batelli. Pas de la technique, c'est sûr.
L'arbitrage a-t-il pesé sur l'issue de la rencontre ?
OUI, encore que....En effet, les deux premiers tacles vraiment appuyés, côté amiénois, se sont terminés par des avertissements verbaux, sans plus, de William Lavis. Par contre, l'arbitre n'a pas hésité à sortir le jaune à Keserü à deux reprises en deux minutes. Pour deux tacles pas plus rudes. Mais le Roumain avait-il besoin de faire ces fautes-là, si loin de son but ? Sur le penalty causé par Charbonnier, par contre, rien à redire. La faute sur Djeballah existe. L'expulsion de Soumah ensuite est aussi discutable. Pas pour la première faute sur Bonnefoi, mais pour la seconde sur Mienniel. Car c'est bien le Picard qui, d'abord, avait déclenché les hostilités. Il ne fallait pas rétorquer, c'est tout.
Cette défaite en Picardie est-elle plus grave que les précédentes ?
OUI. Car il s'agit d'Amiens en face, le bonnet d'âne. Des relances souvent approximatives, un milieu de terrain qui ne sait plus garder le ballon, le faire tourner et jouer avec précision, une coordination indigente, une attaque stérile et peu mobile qui manque complètement de percussion, à part cela au Sco, tout va bien. La production collective en Picardie fut plutôt indigente, vue l'opposition. « La mécanique est rouillée. Et on n'a pas la bonne huile à mettre dans la machine », traduisait Yves Deroff. « Nous avons été amorphes. On a gâché en deux mois tout notre début de saison. » Du gâchis, oui, il s'agit bien de cela. « On a frôlé la nullité », ajoute David De Freitas. Pourquoi frôler ajouterait un spectateur taquin...
Y-a-t-il au moins quelque chose de positif à retirer d'une telle soirée ?
BOF... Il faut creuser sévère pour trouver. La charnière centrale a tenu le coup. Les rentrées de Frikèche et surtout de De Freitas ont amené un peu plus de tonicité. Devant, Charbonnier a mieux terminé. C'est à peu près tout. Bien sûr, Stéphane Moulin n'a pas manqué de noter la réaction de son équipe, même réduite à 9. Après le néant, la médiocrité c'est une amélioration. Mais il peut et veut néanmoins s'appuyer là-dessus. Il ne peut guère faire autrement. Quant au président Chabane, il espère un retour à plus de fluidité collective. Il y croit. Il positive. C'est son rôle. Il le dit avec ses mots. « L'énergie positive, elle est là. Elle est en profondeur. Il y a des ardoisières près d'Angers, non ? Et bien, c'est pareil, à nous de descendre la chercher. »
Stéphane Moulin va donc devoir se glisser dans le costume du fils du puisatier. Au minimum et en urgence.