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FC Nantes. « Le don de soi fera qu’on s’en sortira », estime Frédéric Guilbert, nouvelle recrue du mercato... |
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Frédéric Guilbert s’est entraîné à part jeudi matin à la Jonelière. © BAPTISTE MURA
C’est la cinquième recrue du mercato d’hiver du FC Nantes (Machado, Cabella, Sissoko, Ali Youssif et le dernier, Kaba). Le défenseur polyvalent Frédéric Guilbert (31 ans), qui n’a pas joué une seule minute cette saison avec Lecce (Série A), explique les raisons de sa signature et les ingrédients nécessaires pour jouer sa survie en Ligue 1.
Frédéric Guilbert, l’une des six recrues du FC Nantes, a donné son accord en une heure
lundi 26 janvier. J’étais dans ma voiture à 14 h 30. Pour vous la faire courte, j’ai mon agent qui m’appelle à 16 h. Le coach veut te parler.
17 h, c’était plié.
À 31 ans, le voilà Canari jusqu’à la fin de la saison. Tout est allé très vite pour ce latéral droit aux 255 matches en Ligue 1 sous les maillots de Bordeaux, Caen et Strasbourg.
Il y a une dizaine de jours, il avait résilié son contrat avec Lecce (Série A) après une aventure d’un an et demi là -bas. Malheureusement, je ne peux pas vous dire tous les tenants et les aboutissants
 (de cette résiliation) et surtout, je n’en vois pas l’utilité.
Aujourd’hui, celui qui sera prêt dans deux semaines et demie
est focalisé sur Nantes et ce défi du maintien un peu fou.
Le contexte sportif et extra-sportif vous a-t-il fait douter au moment de signer à Nantes ?
Non, je sais que c’est un contexte compliqué. C’est nous qui jouons, les joueurs. Ce ne sont pas les supporters, ce n’est pas le staff, ce n’est pas la présidence. C’est à nous de faire en sorte que les gens qui nous soutiennent en aient aussi pour leur argent. Au-delà de la performance et du talent, ça va être surtout le don de soi et l’état d’esprit qui feront qu’on s’en sortira.
Avec autant de recrues d’un seul coup (6), est-ce possible de créer de la cohésion, de recréer un groupe vite ?
Je pense qu’au-delà de recréer quelque chose, le groupe n’est pas mort. Il n’est pas résigné. De ce que je vois depuis que je suis là , il a envie de faire de belles choses. Mais aujourd’hui, si le club, si l’équipe en est là , c’est qu’il y a des raisons. C’est à nous, les joueurs et au coach, de les identifier et de travailler sur ça. Mais, encore une fois, on ne peut pas tricher, on ne doit pas tricher. Le don de soi doit primer. Pour se maintenir, c’est l’une des priorités. J’espère aussi, petit aparté, que les supporters vont nous soutenir parce que sur une saison, ça peut nous rapporter 1, 2 voire 3 points. Je sais qu’ils aiment leur club. On va faire en sorte de ne pas les décevoir.
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Y avait-il une volonté de vous rapprocher de votre Normandie natale ?
Non, j’avais envie de rejouer. Le projet de se battre pour ce maintien, pour ce grand club, a été un projet intéressant pour moi. Le discours du coach était cohérent. Comme je l’ai dit, je n’ai pas hésité, je n’ai pas attendu qu’il y ait d’autres offres, même si j’aurais pu le faire. En tout cas, je suis content d’être là .