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FC Nantes. Johann Lepenant : « Il n’y a aucun tricheur »... |
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Johann Lepenant estime que le FC Nantes a retrouvé une certaine solidité défensive. Le milieu de terrain sait aussi que les Canaris doivent sérieusement monter le curseur offensivement. © Simon Torlotin / Ouest-France
Très mal en point, les Canaris (17es), accueillent le voisin angevin ce samedi 7 mars (17h) à la Beaujoire. Les coéquipiers de Johann Lepenant sont une nouvelle fois dos au mur. Avec un point de retard sur le barragiste et sept sur le premier non relégable, ils n’ont plus de temps à perdre. Le milieu de terrain nantais mise sur une relative solidité retrouvée pour atteindre l’objectif maintien.
Une fissure au tibia début octobre l’a éloigné des terrains pendant 6 semaines. Depuis son retour de blessure, Johann Lepenant (23 ans) enchaîne les matches (il reste notamment sur trois titularisations lors des quatre dernières rencontres). Malgré le revers concédé à Lille (1-0) le week-end passé au bout du temps additionnel, l’ancien Caennais estime que le FC Nantes a retrouvé de la stabilité défensive mais est conscient que les Canaris doivent entreprendre davantage dans le camp adverse.
Comment s’est passée cette mise au vert à Arzon, dans le Morbihan ?
Le staff voulait qu’on se retrouve entre nous et ça s’est bien passé. Le but, c’était d’être dans notre bulle et de travailler ensemble. C’est bien de partager des moments ensemble, pour la cohésion, pour la force collective. On a travaillé comme chaque semaine mais on était toute la journée ensemble. Sur le plan sportif, il n’y avait pas vraiment de grande différence. On connaissait cet hôtel et ce terrain d’entraînement. On y était allés pour la dernière journée la saison passée. C’est un bel endroit.
Le groupe avait besoin de changer d’environnement ?
Avec cette défaite à Lille, à la dernière minute, ça fait toujours un peu mal. Le staff avait cette idée de partir en mise au vert un peu plus tôt que d’habitude. C’est une bonne chose pour le groupe.
Le FC Nantes était parti en stage près de Cadix (Espagne) en janvier dernier et, en termes de résultats, cela n’avait pas eu d’effet bénéfique. Avez-vous mis l’accent sur l’aspect mental ?
Non en Espagne, on était parti une semaine complète. Là, on veut arriver avec un état d’esprit revanchard par rapport au match (défaite du FC Nantes 4-1 à Raymond Kopa, 16e journée). On a ce mauvais souvenir On a fait un non-match. On l’a rappelé cette semaine, on en a discuté. On doit se rattraper et faire en sorte d’arriver avec cette mentalité de revanchard.
« C’est nous qui jouons, c’est de notre faute »
Qu’est-ce qui a changé depuis le match aller dans les attitudes ?
Depuis deux ou trois matches, on a sentiment de solidité avec un nouveau dispositif. Avec les joueurs, on peut discuter. Le point sur lequel on a le plus progressé, c’est l’aspect défensif. On se sent plus solide dans le jeu. Contre Le Havre, on a fait un clean sheet. À Lille, on prend un but sur coup de pied arrêté à la fin mais on n’est pas forcément inquiété. Maintenant, on doit faire mieux avec le ballon. Le principal, c’est de garder cette solidité, cette mentalité, ce jeu défensif et être plus dangereux avec la balle, inquiéter plus l’adversaire. On essaie de trouver des solutions. C’est compliqué. À Lille, c’était difficile de garder le ballon avec leur contre-pressing. Au quotidien, on bosse, on cherche des circuits de passes.
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Cette relative solidité défensive permet-elle aux milieux d’être plus sereins ?
On se sent plus solides. On est 3 au milieu. Sur les derniers matches, avec Louis (Leroux), on a des consignes pour aller chercher sur les côtés et Momo (Kaba) qui se trouve derrière nous, en renfort. On se sent bien dans ce dispositif. Maintenant, il faut savoir garder les ballons, faire des passes qui puissent faire souffler l’équipe car on court beaucoup, il faut savoir gérer les temps faibles et les temps forts. Avec Louis, Momo, on a le coffre pour courir. C’est bien de courir mais il faut savoir aussi la garder et placer nos attaques.
Le FC Nantes, 17e, est-il à sa place ?
C’est nous qui jouons, c’est de notre faute. Il y a eu un manque de réussite sur certains matches mais c’est nous les principaux acteurs, à nous de se sortir de cette place.
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Est-ce usant de jouer le maintien chaque saison ?
Forcément, c’est usant. Il n’y a aucun tricheur dans ce groupe. On bosse et le week-end ça ne nous sourit pas trop. Quand tu rentres la maison le week-end, il n’y a pas que les joueurs, il y a les proches, les supporters, tout un stade. À nous de relever la tête. Tant qu’on peut passer devant, je vais y croire. À nous de prendre des points et de faire le maximum pour, chaque week-end, donner la meilleure image pour ce maillot.
Comment réagissez-vous lorsque vous entendez des sifflets descendre des tribunes quand vous partez vous échauffer ?
Ce n’est jamais agréable mais c’est le foot. Dans une saison, ça peut arriver. Il y a toujours un moment où on peut se faire siffler. Peut-être plus souvent ici mais vu le classement, on peut le comprendre.