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Dopage. Un entraîneur de chevaux de course condamné à trois mois de prison avec sursis dans l’Oise... |
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Le Grand Prix de Diane, dans l’Oise, le 24 septembre 2025. © STEPHANE FRANCES / AFP
Soupçonné d’avoir dopé plusieurs chevaux, un entraîneur portugais âgé de 35 ans et basé dans l’Oise avait été arrêté en novembre dernier. Ce jeudi 26 mars, le tribunal correctionnel de Nanterre l’a condamné à trois mois de prison avec sursis. Il a aussi l’interdiction d’exercer la profession d’entraîneur équin pendant cinq ans et une inéligibilité de trois ans.
Un entraîneur portugais basé dans l’Oise a été condamné jeudi 26 mars par le tribunal correctionnel de Nanterre à trois mois de prison avec sursis pour avoir dopé ses chevaux de course.
On a trouvé ce produit dans trois de vos chevaux, à des moments différents et sous des formes différentes
, impossible donc de mettre la présence de ce produit formellement illicite
sur le compte du hasard
, l’a tancé la présidente du tribunal. Trois chevaux du trentenaire avaient en effet été contrôlés positifs aux produits dopants sur trois courses en septembre et en octobre, à Saint-Cloud (Hauts-de-Seine) et Longchamp (Paris).
Condamné aussi pour escroqueries
Il a également été condamné pour escroquerie, les courses auxquelles participaient les chevaux engrange (ant) des paris
, a ajouté la magistrate. Le tribunal a assorti à cette peine l’interdiction d’exercer la profession d’entraîneur équin pendant cinq ans et une inéligibilité de trois ans.
Il devra enfin verser 3.000 euros au titre du préjudice moral à la Fédération nationale des courses hippiques. Après un premier signalement en septembre, lié à des contrôles avant course, le parquet de Nanterre avait ouvert une enquête préliminaire, confiée au Service central des courses et jeux (SCCJ) de la police judiciaire.
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Le professionnel avait été interpellé en novembre à Lamorlaye, à une trentaine de kilomètres au nord de Paris, dans l’Oise - premier département pour l’emploi des salariés dans le secteur de l’entraînement des chevaux de course en France. Sur les trois courses incriminées, les gains des parieurs s’élevaient à quatre millions d’euros, avaient encore précisé les courses et jeux à l’AFP.
Cet homme a également été suspendu par France Galop, la société organisatrice, qui avait déposé plainte aux côtés du PMU, et ses chevaux ont été interdits de participer aux courses.