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Directeur d’école et élu à Trélazé, correspondant de presse, fan de football, André Marolleau est décédé... |
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André Marolleau a notamment réalisé pendant plusieurs décennies les interviews d’après-match des footballeurs du SCO. © Archives Ouest-France
André Marolleau s’est éteint jeudi 18 décembre 2025, à l’âge de 80 ans. Enfant de Trélazé (Maine-et-Loire) il a été particulièrement impliqué dans la vie de la commune, comme enseignant et pour la promotion du sport. Passionné de football en particulier, il a aussi pris beaucoup de plaisir au sein de la rédaction sportive d’Ouest-France en tant que correspondant. Des décennies durant, il a notamment recueilli les réactions des joueurs des équipes d’Angers SCO.
C’est avec émotion que la rédaction Ouest-France d’Angers (Maine-et-Loire) a appris le décès d’André Marolleau à l’âge de 80 ans, jeudi 18 décembre 2025.  DédéÂ
était une figure emblématique de la rédaction des sports qu’il avait rejointe comme correspondant en 1991. Quasi chaque lundi matin, depuis sa retraite, il se plaisait à venir y prendre un petit café. L’occasion de décortiquer les résultats du week-end, ceux du football en particulier.
Un féru de football
Parler ballon rond avec cet amoureux du beau jeu était passionnant. Il y était évidemment question d’Angers SCO, ce club dont il suivait les performances depuis si longtemps. Une anecdote sur tel joueur par ci, un fait de jeu sur tel match par là .
Autant vous dire que quand les journalistes lui ont proposé de les accompagner au stade Jean-Bouin (puis Raymond-Kopa) à Angers, pour réaliser les interviews d’après-match, Dédé ne s’est pas fait prier. Son dictaphone à la main, il a enregistré pléthore de réactions à chaud. Un exercice qu’il adorait jusqu’à ce que les nouvelles exigences du monde pro ne lui permettent plus l’accès à cette fameuse zone mixte. Il le regrettait.
Mais la passion de Dédé allait bien au-delà du SCO. Il était un fin connaisseur du football amateur, de toute la région angevine notamment. Pas étonnant, tant il y avait roulé sa bosse comme joueur avec l’Églantine, à Trélazé.
Directeur d’école, élu local
Trélazé, cette ville qu’il aimait tant et où il a fait l’essentiel de sa carrière comme instituteur. Jacques Filnambu s’en souvient bien :  Quand je suis arrivé à l’école du bourg [dans les années 1970] il était mon collègue puis est devenu mon directeur. Tout se passait bien avec lui. Il n’y avait jamais un mot plus haut que l’autre, pas de conflit. Il essayait toujours de résoudre les problèmes par la discussion.Â
 C’était l’enseignant référent pour l’école laïque de Trélazé, ajoute Jean-Louis Trouinard, autre collègue. Il avait en particulier beaucoup donné pour le développement du sport scolaire avec l’Usep [Union sportive de l’enseignement du premier degré].Â
Lancée dans les Mauges, la carrière professionnelle d’André Marolleau l’a aussi amené à découvrir l’île de Mayotte durant quelques années.
Parallèlement, il s’est investi dans la vie politique locale à Trélazé, étant notamment élu adjoint au sport, à l’enfance et à la jeunesse en 1989, aux côtés de Jean Bertholet (maire de 1977 à 1995).
Ouest-France présente ses sincères condoléances à Dominique, son épouse, à toute leur famille et à leurs proches.