|
Combrée. Nuisances olfactives : la réponse de la présidente de Méta Bio Énergies... |
1
Combrée. Nuisances olfactives : la réponse de la présidente de Méta Bio Énergies
Alors que l’association des riverains de MBE demande l’implantation de nez électroniques, Anne-Valérie Goulard affirme que ceux-ci sont moins sensibles que les nez humains, préconisés par l’entreprise de méthanisation.
Nelly Goetghebeur, présidente de l’association de riverains ARFOE à Bel-Air de Combrée avait écrit le 15 mai à la présidente de Méta Bio Énergies (MBE, groupe Suez) à propos de « la surveillance des nuisances olfactives et l’émission potentielle de gaz irritants provenant »
de l’entreprise de méthanisation.
Alors que MBE propose « la mise en place d’un jury de nez composé de riverains volontaires et formés pour vérifier l’efficacité des dispositifs mis en œuvre »
, l’ARFOE demande « l’implantation de capteurs d’analyse des gaz émis et de nez électroniques »
.
La présidente de MBE, Anne-Valérie Goulard, a répondu par un courrier daté du 28 mai à la lettre de Nelly Goetghebeur. Elle rappelle qu’actuellement « l’activité du site de Méta Bio Énergies est réduite »
à la méthanisation « après la suspension l’activité compostage faisant suite au sinistre
(un incendie, N.D.L.R.) de janvier dernier »
.
«Un audit olfactif sous trois mois»
« Les émissions gazeuses sont donc limitées au fonctionnement de l’atelier de bio-déconditionnement et de la méthanisation dont l’air des équipements est capté et traité par le bio-filtre »
et « des moteurs de co-génération dont l’air est analysé »
, précise Anne-Valérie Goulard. MBE propose « de réaliser un audit olfactif sous trois mois. Selon les résultats, nous mettrons en place une surveillance avec une analyse continue des gaz identifiés à la sortie du bio-filtre et des émissions des moteurs de la co-génération. »
Le courrier précise que « concernant l’installation de nez électroniques, de par notre expérience, celle-ci ne nous paraît pas être la solution la plus adaptée pour des sites en plein air. En effet, ces matériels s’avèrent moins sensibles que le nez humain (le seuil de détection d’un nez électronique est estimé à 50 unités d’odeurs alors que le nez humain peut détecter à partir de 1 unité d’odeur). »