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Charles Diers a « encore une fois répondu présent »... |
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Charles Diers, ici face à Lens, est un des cadres de l'équipe angevine cette saison encore. © Marc Ollivier
Angers Sco. Omniprésent dans le jeu, Charles Diers a également marqué un but splendide face à Dijon. L'expérimenté milieu de terrain du Sco (32 ans) a rendu à son coach sa confiance de l'avoir titularisé.
Joueur le plus utilisé par Stéphane Moulin l'an passé (37 matches joués), Charles Diers a vu débarquer cet été Gamboa et Pessalli en plus de Gomez, El Jadeyaoui et Boufal. Une concurrence, dont il se sert pour progresser. « La concurrence ne change pas des années passées. C'est récurrent et c'est ça qui tire tout le monde vers le haut. Si elle est saine, que tout le monde se respecte et joue dans l'intérêt du collectif et du groupe moi ça ne me dérange pas. Ça doit être un boosteur. Quand on est appelé il faut être bon, performant pour l'équipe. » Un discours habituel et censé pour un joueur dont la réputation de coéquipier modèle le précède. Et qui espère que ses partenaires soient tous dans le même état d'esprit. « Quand on est titulaire, j'espère que c'est pareil pour les coéquipiers, on a toujours envie de donner le meilleur et d'être performant. »
Un but splendide à Dijon
Mais Diers est aussi capable de marquer des buts splendides. Ça a été à nouveau le cas à Dijon. Du pied gauche qui plus est. « J'essaie de la toucher sur le dégagement de Greg (Malicki), elle va sur Khaled (Ayari) qui me la remet avec un peu de chance. Je vois qu'à droite c'est complètement bouché. Je ne suis pas embêté de me retrouver sur mon pied gauche à 20m, ça m'est déjà arrivé par le passé. Je ne me suis pas posé de question et ça a marché. » Ce but a aussi permis au Sco de revenir à un moment où Dijon dominait largement les débats. Un deuxième élément de satisfaction. « Je suis content car ça a permis à l'équipe de vite se remettre sur de bons rails et de ne pas tergiverser. »
On l'aura compris, Diers n'est pas du genre à tirer la couverture sur lui. Alors Stéphane Moulin le fait à sa place. « Je sais que quel que soit le poste auquel je vais l'utiliser il va donner le maximum. » S'il a la confiance du coach, pas question pour autant de se reposer sur ses lauriers. « Vu la qualité du groupe, si on veut y rester, on a intérêt à être bon ! » Et d'ajouter. « Il y a tellement de concurrence qu'on lutte tous toutes les semaines pour être dans le groupe. C'est positif. »
Cette ambiance de travail et cette alchimie permet au Sco d'être deuxième après trois journées. Avec neuf points en poche. Sans s'enflammer, Diers savoure tout de même. « Je n'ai jamais réussi un début de saison comme ça en Ligue 2. Ça nous permet de travailler dans de bonnes conditions, sans le stress du prochain match. » Avant de laisser parler son expérience. « Mais la saison est encore longue, on connaît l'homogénéité du championnat. »