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Biathlon. « Il faut que je coupe un grand coup » : Fillon-Maillet se confie après sa saison délicate... |
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Le biathlète français Quentin Fillon Maillet fait le bilan de sa saison en demi-teinte et se projette déjà sur les prochaines échéances. © Photo : Marco Bertorello / AFP
Dans un long entretien accordé à Eurosport, jeudi 29 mars, Quentin Fillon-Maillet a fait le bilan de sa saison. Décevant sur le plan individuel, cet exercice s’est soldé par une seizième place au classement général, son plus mauvais résultat depuis 2017.
Quentin Fillon-Maillet se livre sans détour. Dans un long entretien accordé à Eurosport , jeudi 29 mars, le biathlète français est revenu sur sa saison 2023 compliquée. « J’ai mis beaucoup d’intention dans cette saison. Ne pas réussir à aller au fond de mes objectifs, cela a été dur à accepter, a-t-il confié. On arrive dans une période de transition. Il faut que je coupe un grand coup avec le biathlon, pour repartir sur des bases saines lors de la prochaine préparation et me donner toutes les chances de revenir à mon meilleur niveau. »
Sur les pistes jusqu’en 2030 ?
Malgré quatre médailles aux Championnats du monde de Nove Mesto (République Tchèque) en février, le Franc-Comtois dresse un constat lucide sur les choses qu’il doit améliorer, notamment son tir. Au début de l’année, il avait notamment été gêné par son tir couché. « C’est super difficile d’avoir un retour parfait, mais je pense avoir ciblé les problématiques, et ce bien avant la fin de saison. La première, et la plus prégnante, c’est un peu d’appréhension, un manque de confiance, explique-t-il. Même en abordant les courses de la bonne façon, mes vieux démons sont vite de retour, dès qu’il y a un peu de tension. »
16e au classement mondial au terme de la saison, Quentin Fillon-Maillet, reconnaît également avoir été marqué par le manque de ce qu’il décrit comme la « vraie performance ».
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Le compétiteur qu’il est se projette déjà sur la suite, avec la possibilité de continuer à concourir jusqu’aux Jeux olympiques d’hiver de 2030. « Si le niveau est là, si l’envie est toujours là… Je ne dis pas non », conclut-il