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Basket. N1M : Poncet-Leberre, de la cour d’école aux parquets... |
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Professeur à la ville, Clément Poncet-Leberre va tenter de maintenir l’URB en N1 cette saison. © Jocelyne Régent
L’ailier rennais occupe depuis septembreun poste de professeur à l’école élémentaire de la Poterie. Il jongle entre cours et entraînements, avant d’affronter lundi soir le Cep Lorient (20h).
Avant la rencontre de lundi soir face à Cep Lorient (20h), entretien avec Clément Poncet-Lerberre, ailier de Rennes le soir, professeur des écoles la journée.
Clément, pouvez-vous expliquer votre parcours ?
J’ai d’abord fait des études de droit, avant de bifurquer en histoire. J’avoue qu’au départ, je ne me destinais pas forcément à l’enseignement, mais c’est un peu un héritage familial (sa mère était professeure d’histoire et actuellement proviseure, son père professeur de français), et finalement, j’ai choisi cette carrière. J’ai obtenu mon concours l’an dernier, et je suis en poste depuis septembre sur une classe de moyenne et grande section. Comme c’est ma première année, je suis encore professeur stagiaire, ce qui signifie que je suis sur mon poste le lundi, le mardi et un mercredi sur deux. Les jeudis et vendredis, je suis en cours pour finir ma formation.
Comment vous organisez-vous avec les entraînements et les matches ?
J’avoue que les premiers mois, cela a été très compliqué pour moi à plusieurs niveaux. Tout d’abord, j’étais très frustré de ne pouvoir m’entraîner que le soir, car mon emploi du temps ne me permettait pas de me libérer sur d’autres créneaux. J’étais aussi très fatigué, aussi bien physiquement que mentalement, car il faut être honnête, il y a plus calme et plus reposant qu’une classe de maternelle (rires). Tout cela s’est rapidement ressenti sur le terrain, la fatigue s’accumulait, mes performances de joueur s’en ressentaient et j’étais un peu dans une spirale négative. Et puis je me suis blessé. J’ai été absent durant trois semaines, ce qui m’a permis de prendre du recul et de me libérer. À mon retour, j’ai réussi à trouver du plaisir aussi bien à l’école que sur le terrain, et cela s’est nettement ressenti dans mon jeu. Aujourd’hui, je me sens très bien et j’ai le sentiment d’apporter vraiment à l’équipe.
L’URB est en difficulté cette saison. Comment voyez-vous la suite du championnat ?
On aimerait tous croire qu’on peut encore éviter de se retrouver en poule basse pour la deuxième phase, mais il faut aussi regarder les choses en face, c’est plutôt mal engagé. Maintenant, il y a beaucoup de choses positives depuis quelque temps, et on ne baisse pas du tout les bras. On est tous très impliqués, quels que soient notre poste et notre rôle dans l’équipe, et on est convaincus qu’on peut garder notre place en N1 sans se faire peur. À titre personnel, je veux continuer à surfer sur cette vague d’efficacité que je connais actuellement, je veux être un élément moteur.
Comment abordez-vous ce derby contre Lorient ?
Lorient, c’est une grosse équipe, très performante et cela va être compliqué de les bousculer. Pour y parvenir, je pense qu’on doit retrouver une certaine agressivité positive sur le terrain, une rugosité qu’on avait avant et qu’on a quelque peu perdue, cela nous manque en défense. On a aussi l’atout d’évoluer à domicile et de pouvoir compter sur le soutien du public, cela peut être primordial.
Le groupe rennais : Pamba-Zucchetti, Fontaine, Lebrun, Faye, Poncet-Leberre, Diop ( ?), Sclear, Matip, Minfir ( ?), Sekou-Condé.