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Basket. N1M : le saut dans l’inconnu de Morgan Belloir avec l’Union Rennes, qui affronte Toulouse... |
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Morgan Belloir : « Je fais 2,10 m et cela me permet d’avoir une vraie présence près du cercle. Cela a un impact dans la dissuasion. » © YANNICK GIRAUD
Après vingt saisons sous les couleurs de Betton avec les amateurs, Morgan Belloir vit, à 29 ans, sa première expérience professionnelle à l’Union Rennes Basket, qui reçoit Toulouse, vendredi 13 février (20 h).
Morgan Belloir découvre le basket professionnel à presque 30 ans, avec l’Union Rennes Basket, qui accueille Toulouse, vendredi 13 février (20 h). Un pari qu’il estime gagnant jusqu’à présent. Entretien.
Comment avez-vous pris ta décision de signer à l’URB ?
J’avais fait quelques entraînements avec l’URB quand j’étais plus jeune, mais je faisais mes études de kiné qui étaient ma priorité. En avril 2025, Bastien Demeuré (l’entraîneur), qui venait assez régulièrement voir nos matches à Betton, m’a présenté un projet qui m’a tout de suite plu. J’ai échangé avec mes proches et en particulier mon frère Brieuc, qui avait joué à l’URB et qui était très excité de me voir relever ce challenge et j’ai décidé de signer.
Pourquoi avoir attendu si longtemps ?
Je pense que je ne me sentais pas légitime dans le statut de joueur professionnel. J’avais mon activité de kiné en cabinet et j’ai toujours joué en amateurs, à Betton. Je n’étais pas sûr d’être à la hauteur. Mais j’avais aussi très envie de franchir ce cap et je sortais d’une belle saison. Bastien a su trouver les mots pour me convaincre.
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Quelles étaient vos plus grandes inquiétudes ?
Forcément ma capacité à encaisser l’impact physique et à gérer les efforts ! Le passage de N3 à N1 est un grand saut dans le vide. Je m’attendais à me faire rouler dessus à mon poste de pivot, où on retrouve des gabarits impressionnants. Pour m’y préparer au mieux, j’ai bossé tout l’été avec l’aide de notre préparateur physique.
Comment s’est passé le début de saison ?
Très frustrant, puisque je me suis blessé en fin de prépa et que je n’ai pas pu disputer les premiers matches. Quand j’ai enfin pu jouer, tout s’est fait naturellement, j’ai rattrapé le retard, trouvé des automatismes. Techniquement, il me manquait encore beaucoup de choses mais l’équipe et le staff m’ont bien aidé, notamment sur les briefings d’avant match, sur l’anticipation des systèmes de nos adversaires. Aujourd’hui j’ai trouvé ma place et je me sens vraiment bien.
Quels sont vos principaux atouts ?
Tout d’abord ma taille, je fais 2,10 m et cela me permet d’avoir une vraie présence près du cercle. Cela a un impact dans la dissuasion, je prends aussi pas mal de rebonds et je tiens de mieux en mieux défensivement. J’essaie de bien bosser pour mes coéquipiers en posant de bons écrans et puis je ne suis pas trop maladroit au tir.
Est-ce un pari gagnant ?
Je suis super content d’être là. Et même si je suis bien conscient qu’il y a encore beaucoup de travail à accomplir, je m’épanouis et j’ai bien l’intention de poursuivre sur cette voie. J’espère porter encore les couleurs de l’URB la saison prochaine. Je vais tout faire en continuant de bosser, de m’étoffer physiquement pour apporter le plus possible. Et puis j’espère rendre ma famille fière de moi, et plus spécialement Brieuc, et faire plaisir à tous mes potes bettonnais qui viennent m’encourager à tous les matches.