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Basket - NM3. Une lourde défaite puis 14 victoires et la première place : la folle série de ce club de Maine-et-Loire... |
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La joie des joueurs de La Séguinière. © La Séguinière Saint-Louis Basket
Invaincue depuis quatorze matches en Nationale masculine 3 et désormais leader de son groupe depuis son succès à Fondettes, samedi 28 mars, La Séguinière est en bonne place pour monter en Nationale 2, un niveau qu’elle n’a plus côtoyé depuis quinze ans.
Mais où s’arrêtera La Séguinière ? Sur une impressionnante série de quatorze victoires, elle s’est installée en tête de sa poule de NM3 samedi 28 mars, après un succès à Fondettes, et est en position d’accéder à la NM2, niveau plus atteint depuis 2011. Pourtant, ce n’était pas l’objectif du début de saison, assure le coprésident Florian Tricoire. On venait de changer de coach - Cédric Guéry a succédé à Julien Hérault -, l’idée était d’abord que tous prennent leurs marques dans ce fonctionnement.
« Douze joueurs, douze leaders »
Qui a mis un peu de temps à se roder. Jusqu’au 1er novembre et un sale revers contre Challans (89-57). Pendant trois quart-temps, on était au contact. Puis on a pris 30-4 dans le dernier, se rappelle Cédric Guéry. Après, on a pas mal échangé avec les joueurs, je voulais comprendre les raisons de cette débâcle.
Il en ressort une profonde remise en question et une ambitieuse promesse : ne plus perdre jusqu’au match retour face aux Vendéens. Et le 21 mars, Challans a débarqué salle de l’Arceau face à des Zignérais qui avaient réussi leur pari… Et qui ont pris une sacrée revanche (90-63). On a senti qu’on les a impactés mentalement
, retrace Guéry. Au point que les Challandais se sont pris une deuxième fois de suite les pieds dans le tapis, samedi 28 mars, à domicile contre Le Mans Saint-Pavin, permettant à la Seg d’être seul en tête.
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Une récompense mais pas une fin en soi pour un groupe aux forces multiples, au-delà des individualités (Devanne, Thalgott, Brosset…) que sont la cohésion, les qualités humaines, l’absence d’ego
, énumère le coach. Tout en en mettant tout de même une en avant : J’ai un groupe de douze joueurs, douze leaders, capables de jouer sans que ça change le niveau de l’équipe. Ils tournent à 26 minutes en moyenne. Et j’ai l’impression que sur cette fin de saison, on est mieux que d’autres au niveau de la fraîcheur physique.
C’est dans ce contexte-là que La Séguinière aborde ce sprint final, pas simple à négocier avec quatre matches à l’extérieur pour terminer, mais avec une dynamique porteuse et pas de pression : Maintenant qu’on est premier, on ne veut pas lâcher, mais au départ, on n’était pas prévu pour être là .